Miso Soup – Ryû Murakami

Miso Soup -- Ryû Murakami

Le roman met en scène 2 protagonistes, un touriste américain nommé Franck et son guide japonais Kenji. L’histoire se déroule à Kabukichô, un quartier de plaisirs de Tokyo. Franck souhaite vivre de nouvelles sensations à l’approche du nouvel an. Si Kenji savait sur qui il allait tomber, il n’aurait sans doute pas accepté de travailler pour ce Franck, un vrai mythomane. En effet, Franck ment sans cesse, il se contredit tout le temps. Kenji quant à lui, réalise que Franck est peut-être l’auteur de l’assassinat de l’étudiante qu’on parle dans les journaux, car quelque chose ne va pas chez ce dernier. Franck est-il vraiment un tueur et non un simple touriste ? Cet Américain à l’allure passe-partout est-il vraiment dangereux ?

Cet ouvrage ne ressemble pas à ceux dont j’ai l’habitude de lire, car j’avoue que je ne lis pas non plus beaucoup de livres japonais, encore moins quand ceux-ci contient des passages crus qui peuvent mettre mal à l’aise. Mise à part cela, c’est un roman fort original, j’aime bien. Il y a une bonne intrigue, on a envie de poursuivre constamment la lecture et Ryû Murakami a réellement un esprit critique. L’esprit global de l’ouvrage est que l’auteur souhaite décrire une société japonaise qui décroît, une société pas du tout comme celle que nous connaissons tous, pas le « Tokyo » arborant ses hautes buildings et ses travailleurs en costumes-cravates, ou encore sa technologie avancée. Au contraire, Ryû Murakami nous peint une fresque plutôt morose, une sorte de déchéance du Japon, le « Kabukichô » où pullulent des établissements à caractère sexuel voire pornographie.

Sinon, on s’attache bien aux deux personnages, à Kenji bien entendu, car il est formidable. Malgré un travail certes pas très valorisant, voire douteux, il est au final très sérieux et professionnel. Ce n’est pas quelqu’un de pervers ou porté sur le sexe, il a sa copine qu’il aime et semble fidèle. Accompagner les touristes sexuels est juste un moyen pour lui de subvenir à ses besoins.

Quant à Franck, il est énigmatique, on se demande constamment qui est vraiment cet homme. On est souvent décontenancé par ses attitudes étranges, par ses histoires rocambolesques. Franck nous inspire différents sentiments : de la sympathie, de la pitié, de l’appréhension, de la peur… Une personne assez surprenante, tout comme le roman lui-même.

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Noël 2011 – Sylvain au 25 décembre 2011

    

 


Maléfices – Maxime Chattam

Maléfices – Maxime Chattam

Portland est en panique. En effet, d’une part, des personnes meurent des morsures d’araignées venimeuses et le nombre de décès est suffisamment important pour laisser supposer qu’il s’agit d’un acte criminel. D’autres part, des jeunes femmes sont retrouvées mortes suspendues et enveloppées dans de la soie d’araignées, avec une grimace de terreur gravée à tout jamais sur leur visage. Il existe sans aucun doute un rapport entre ces deux phénomènes.

L’enquête débute donc pour Joshua Brolin, ex agent du FBI et ex inspecteur de police de Portland et de ses deux amis flics, Larry Salhindro et Anabel O’Donnel. C’est la course poursuite qui commence pour ces derniers et leur équipe, dans l’espoir de démasquer le plus rapidement possible ce tueur en série qui sévit sans scrupule. Le plus étonnant est que celui-ci parvient à chaque fois à agresser l’épouse alors que le mari dort à juste côté. Mais comment procède-t-il ? Quel est son secret ? Comment choisit-il ses victimes ?

Avec « Maléfice », Maxime Chattam signe ici son dernier roman de la « Trilogie du mal« , après « l’Ame du mal » et « In Tenebris » (cf. voir mes commentaires ci-dessous). Il nous emmène une fois de plus dans une aventure terrifiante où le côté malfaisant de l’être humain se révèle de nouveau. Le suspens est bien présent tout le long du thriller et on prend beaucoup de plaisir à lire l’ouvrage. Certains passages font frissonner, il faut s’accrocher… Sinon, l’auteur n’abuse jamais des descriptions qui durent des kilomètres de pages, et par conséquent, on ne s’ennuie pas.

Nous avons l’agréable surprise de retrouver la belle Annabel qu’on apprécie bien, beaucoup même, elle est détective à New York et elle participe à cette enquête auprès du beau Joshua Brolin. On espère tout le temps qu’il se passe quelque chose entre ces deux protagonistes. Sont-ils prêts à partager entre eux autre chose que leur métier ?

 


Samsung Galaxy S2

samsunggalaxys2.jpgMon nouveau smartphone Samsung Galaxy S2

Vendredi 25 novembre 2011, soit hier, j’ai acheté le Samsung Galaxy S2 après avoir longtemps hésité avec le Samsung Galaxy Note qui est doté d’un écran un peu plus grand. J’étais pourtant partie pour me procurer le Iphone 4, mais quand j’ai vu le modèle Galaxy S2 et Galaxy Note d Samsung, j’ai eu un coup de cœur.

Bien sur, je n’ai pas acheté à l’aveugle, un coup de cœur ne suffit pas, il est nécessaire de bien s’informer sur le produit avant l’achat, car ces mobiles nouvelle génération demandent un budget conséquent. Il est vrai qu’étant une personne qui aime lire les ebooks, je suis très séduite par le Samsung Galaxy Note qui ressemble à une mini-tablette. En revanche, pour la fonction téléphone, et surtout en extérieur, il vaut mieux utiliser des oreillettes ou un casque bluetooth, sinon on aurait l’impression d’avoir un livre collé à l’oreille

J’ai choisi en fin de compte le Samsung Galaxy S2 par rapport à l’Iphone 4, car son écran est plus grand, une épaisseur plus « slim« , le système d’exploitation utilisé est « Android » avec un processeur Dual Core que l’Iphone ne dispose pas, 8 mégapixels pour l’appareil photo (c’est énorme) et on peut étendre la capacité de la mémoire avec une carte micro SD jusqu’à 32 go.

Pour le moment, je suis dans la phase de la découverte, mais ce  Samsung Galaxy S2 est vraiment beau, super design, il fait très élégant, je dirais plus raffiné que son cousin Samsung Wave, il est en tout cas plus léger que mon ancien Iphone 3GS, ce qui rend très agréable dans la prise en main (du moins pour moi), l’écran est super lumineux avec une très bonne définition. Je suis certaine que ce Samsung ne me décevrait pas. J’étais très contente de mon Iphone 3GS, et il n’ a aucune raison que je ne vais pas apprécier ce Galaxy S2 car je retrouve les mêmes applications que j’avais sur mon ancien Iphone 3GS. D’ailleurs, ce dernier m’a donnée entière satisfaction. En revanche, l’outil Itunes est un peu contraignant : un peu laborieux de devoir effectuerdes synchronisations pour mettre des photos ou vidéos.

Avec un bébé, il n’est pas facile de trouver du temps pour faire connaissance avec mon smartphone, mais il y a le soir quand bébé dort… En tout cas, je suis ravie pour le moment de la fonction photo et video du Samsung Galaxy S2. J’ai pu synchroniser mes contacts avec mon répertoire Yahoo, ce qui me permet de ne pas ressaisir tous les numéros et de récupérer tous me contacts en 1-2 minutes.

 



L’exposition à la télévision retarde le développement de l’enfant de moins de 3 ans

Interview de Serge Tisseron dans le journal Le Monde le 17/11/2009 : « L’exposition à la télévision retarde le développement de l’enfant de moins de 3 ans »

L’intégralité du débat avec Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste, auteur du livre « Les Dangers de la télé pour les bébés« , vendredi 20 novembre

Paul : Quelles sont les conséquences physiologiques d’une exposition d’un enfant de moins de trois ans devant la télé ?

Serge Tisseron : Aujourd’hui, les conséquences physiologiques d’une consommation de télévision chez l’enfant de moins de 3 ans ne sont pas mesurées. En revanche, plusieurs études américaines montrent que la télévision chez l’enfant de moins de 3 ans ne favorise pas le développement et même peut le ralentir.

Papiluc : choisir d’interdire est-ce partir sur de bonnes bases ?

 Serge Tisseron : Il faut bien distinguer ce qui se passe avant 3 ans et ce qui se passe après 3 ans. Avant 3 ans, les seules interactions dont l’enfant profite sont les interactions en vis-à-vis avec un autre humain ou avec les jouets qu’il manipule. La télévision n’apporte rien à l’enfant parce qu’elle n’est jamais interactive. En revanche, après 3 ans, le problème est plus de cadrer la durée d’écran à une heure ou une heure et demie par jour ; d’inviter l’enfant à choisir les programmes qu’il a vraiment envie de voir ; et l’inviter à parler de ce qu’il voit pour créer des interactions autour de ce qu’il a regardé. 

Françoise : Quelle durée d’exposition préconisez-vous à partir de trois ans ? Est-ce différent selon les âges ?

 Serge Tisseron : Entre 3 et 5 ans, un enfant ne bénéficie pas d’une consommation d’écran au-delà d’une heure ou une heure et demie. Son attention ne peut pas être maintenue si longtemps. A partir de 6 ans, deux heures par jour sont bien suffisantes. Mais n’oublions pas qu’il s’agit de temps d’écran qui doit prendre en compte le temps de télévision et le temps de console de jeux. Si un enfant a deux heures d’écran par jour, il peut regarder deux heures la télévision ou bien jouer deux heures aux jeux vidéo, mais il faut évidemment éviter qu’il ait quatre heures en tout. Il faut donc passer un contrat avec l’enfant qui précise son temps d’écran et lui laisser l’aménager comme il veut dans la journée et en fonction des supports. C’est une manière de l’inviter à choisir et à exercer sa liberté. 

Amandine : La télévision chez l’enfant de moins de 3 ans ne favorise pas le développement quand c’est à haute dose. Mais la regarder comme on fait une autre activité est-ce vraiment problématique ? 

Serge Tisseron : Il existe deux types d’études sur les conséquences de la télévision chez le jeune enfant. Les premières montrent que l’enfant qui regarde la télévision développe plus lentement l’acquisition du langage ; et les secondes montrent qu’un bébé qui joue dans une pièce où un téléviseur est allumé a des périodes de jeu moins longues. Or, la durée des jeux spontanés d’un bébé est le meilleur indicateur de son développement futur. C’est pourquoi les chercheurs déconseillent même actuellement de faire jouer un bébé dans une pièce où un téléviseur est allumé. 

Greg : J’ai une fille de 14 mois et il nous arrive de lui faire regarder « Bébé Einstein » de Disney. Elle semble hypnotisée pas ce genre de DVD. Quels sont pour vous les dangers de ce genre de DVD éducatif ? 

Serge Tisseron : Il y a quelques mois, un parent américain a porté plainte contre le fabricant de ce DVD « Baby Einstein » parce qu’il avait lu dans des journaux que des chercheurs américains avaient montré que ce genre de DVD retarde les acquisitions. Le procès a été jugé. Les partisans et les défenseurs de ce DVD ont été entendus. Et le jugement a été sans appel : les fabricants de « Baby Einstein » ont été condamnés pour publicité mensongère et sont actuellement obligés de rembourser le prix du DVD, c’est-à-dire 17 dollars, à tous les parents américains qui en font la demande. 

Digne : Quelle est l’alternative si on décide d’interdire l’enfant de moins de 3 ans de télé ? 

Serge Tisseron : Demandez à votre grand-mère ! Un bébé de moins de 3 ans peut jouer tout seul en présence d’un adulte qui fait autre chose à condition que cet adulte prenne tous les jours un petit moment pour accompagner jeu du bébé et le renforcer

Helene : Regarder la télé favorise-t-il le syndrome d’hyperactivité chez les enfants ? 

Serge Tisseron : Ce qu’on appelle le syndrome d’hyperactivité est quelque chose de très précis et aucun lien avec la consommation de télévision n’a été démontré à ce jour. En revanche, il est certain que la consommation de télévision excite l’enfant sans jamais le calmer et peut donc provoquer des troubles de la concentration et de l’attention dans les moments qui suivent. C’est pour cela qu’il vaudrait mieux qu’un enfant ne regarde pas la télévision le matin avant d’aller à l’école et le soir, juste avant de se coucher

Aline : J’ai 20 ans et j’ai grandi sans la télé… Mais avec une souris au bout de la main, j’ai très tôt appris à utiliser un ordinateur (avec des logiciels comme Adibou, etc.). Que pensez vous des ordinateurs ? Est ce aussi mauvais que la télévision ?  

Serge Tisseron : Le slogan « pas d’écran avant 3 ans » ne concerne pas seulement la télévision mais toutes les formes d’écran. Bien sûr, un enfant peut bénéficier d’un accompagnement exceptionnel dans sa découverte de DVD ou de jeux sur ordinateur, mais c’est l’exception. La règle est qu’il vaut mieux éviter les écrans d’ordinateurs avant 3 ans autant que l’écran de télévision L’avantage de l’ordinateur est d’être interactif, mais son inconvénient est qu’il oblige l’enfant à suivre des modifications sur un écran vertical alors que sa main se déplace sur un plan horizontal. Très souvent, le bébé regarde sa main ou bien il regarde l’écran, mais la plupart des jeunes enfants n’arrivent pas à faire le lien entre les deux. Et c’est normal pour la plupart d’entre eux. Il vaut donc mieux éviter de proposer cette activité aux jeunes enfants : elle n’est pas adaptée à leur développement pour la plupart et les parents des enfants qui n’y arrivent pas risqueraient de s’inquiéter inutilement. 

Marie : Le problème est-il le même si l’enfant regarde des dessins animés sur écran d’ordinateur ? 

Serge Tisseron : Avant l’âge de 3 ans, il n’existe aucune différence dans les réactions d’un enfant quels que soient les programmes qu’on lui présente. A partir de 3 ans, l’enfant commence à repérer des petites séquences narratives dans les programmes qu’il regarde et il vaut donc mieux qu’il ait quelques DVD à sa disposition plutôt que de regarder la télévision. Il peut ainsi choisir le dessin animé qu’il a envie de regarder et, en le visionnant plusieurs fois, il peut comprendre petit à petit le scénario. Les parents peuvent également, si l’enfant regarde des DVD, parler plus facilement avec lui de ce qu’il regarde, puisqu’ils peuvent les regarder eux aussi. 

Algue : Comment les bébés perçoivent-ils la télévision ? Peuvent-ils « comprendre » certains contenus ? 

Serge Tisseron : Nous n’avons pas aujourd’hui une image précise de la façon dont les bébés voient les images, ni même le monde environnant. Il est certain, en revanche, que la plupart des objets représentés sur les écrans ne signifient rien pour eux. Il est clair aussi qu’ils ne perçoivent pas les enchaînements narratifs. Mais ils sont très sensibles aux variations de lumière, de couleurs et de plan : ils peuvent d’ailleurs être effrayés par un changement brutal de plan qu’un adulte ne remarque même pas. Lorsque l’on met un bébé devant un écran, on observe deux choses : tout d’abord ceux qui ne s’écartent pas pour faire autre chose sont fascinés et ils essaient de répéter les actions qu’ils voient accomplies sur l’écran. Mais ces deux attitudes correspondent à ce qui se passe quand un enfant est avec un adulte qui s’occupe de lui. Et la différence, c’est que là, l’imitation correspond à un apprentissage réel parce qu’elle est en situation. L’imitation par un bébé de ce qu’il voit sur l’écran est complètement coupée de sa vie réelle et ne peut que brouiller ses repères. 

Guest : Ma voisine rend la télé responsable de la dyslexie de sa fille de 9 ans. Petite, elle serait trop restée devant la TV à cause de graves problèmes de santé de la mère. Pouvez-vous confirmer un tel effet à long terme, suite à une exposition prolongée et trop précoce ? 

Serge Tisseron : Aucune recherche ne démontre à ce jour un lien entre la dyslexie et l’exposition à la télévision. En fait, la seule chose que nous savons, c’est que l’exposition à la télévision retarde le développement du bébé ; et probablement, elle peut majorer des difficultés qui existaient par ailleurs, mais qu’elle n’a pas produites. C’est pour cela qu’il n’existe pas un symptôme précis qu’on pourrait appeler « symptôme de l’exposition excessive à la télévision ». Mais, comme elle gêne le développement, elle peut probablement aggraver tous les troubles qu’un enfant peut présenter : troubles du sommeil, troubles de la concentration, troubles de l’attention, troubles de la prononciation…

François : Peut-on relier visionnage précoce de la télé et dépendance aux écrans de certains jeunes (notamment pour les jeux vidéo) ? 

Serge Tisseron : Le problème de la télévision et des enfants, c’est qu’il est facile de la mettre en route, mais très souvent difficile de l’éteindre. L’enfant exposé à la télévision vit en effet des sensations et des émotions très intenses qu’il n’arrive pas à « digérer » et il ne cesse pas d’attendre que la télévision l’apaise enfin, mais cela n’arrive évidemment jamais. Du coup, l’enfant qui prend l’habitude de regarder la télévision risque de vouloir la regarder toujours plus en attendant d’elle qu’elle lui permette de « digérer » enfin tout ce qu’elle produit d’intense en lui. Et de ce fait, cet enfant a évidemment de moins en moins de temps pour jouerOr, c’est en jouant qu’il aurait la possibilité de prendre du recul par rapport à ce qu’il a éprouvé en regardant la télévision. Le risque est donc que l’enfant continue à chercher toujours plus du côté des écrans et se détourne non seulement de ses jeux solitaires mais aussi des jeux collectifs à partager avec des camarades.  Et l’enfant qui ne sait pas jouer risque donc de se tourner très vite vers les écrans de jeux vidéo : là, il a l’impression au moins de pouvoir maîtriser dans l’interaction les excitations qu’il éprouve. C’est comme la télé du point de vue des excitations, mais c’est différent parce qu’il peut les réguler à son gré. C’est comme ça qu’un gros consommateur de télévision risque de devenir un gros consommateur de jeux vidéo. C’est pourquoi, je dis toujours que la prévention des écrans excessifs à l’adolescence commence à la maternelle. 

Toulouse : Nous montrons à notre fils de 22 mois qui nous le réclame deux petits dessins animés de 5 minutes Tchoupi avec des animaux et le commentons avec lui. Pensez-vous que cela soit nuisible pour lui ? 

Serge Tisseron : Tel que vous le décrivez, non pas du tout. Le slogan « pas d’écran avant 3 ans » a pour but de mettre en garde les parents contre le danger de laisser un enfant devant un écran en croyant que cela lui fait du bien. Quand vous êtes avec votre enfant devant Tchoupi pendant dix minutes, c’est vous que votre enfant réclame parce qu’il a bien vu que vous êtes content d’être là avec lui. C’est vous qui êtes important dans le plaisir que vous prenez à ce moment et ce n’est pas TchoupiMais beaucoup d’autres parents développent de tels moments privilégiés autour d’un livre d’images ou d’un jeu de balles. L’important, ce n’est pas le support, c’est le plaisir de l’adulte et son interactivité avec le bébé. 

Thomas : Au niveau social, la télévision n’accentue-t-elle pas la timidité et ne freine-t-elle pas la communication avec autrui ?  

Serge Tisseron : La télévision fait partie des nouveaux médias dont la caractéristique est d’être définie par leur usage. Tout comme l’ordinateur, la télévision peut permettre d’être ensemble comme on le voit aujourd’hui pour les supporteurs des matches qui se réunissent autour du poste. Mais la télévision peut aussi être utilisée comme prétexte pour ne plus sortir de chez soi, voire pour ne plus communiquer avec sa famille si l’on décide de la regarder tout seul dans sa chambre. C’est pourquoi le CSA fait aussi campagne autour du slogan : « La télé, c’est mieux quand on en parle. » Je dirai même plus, la télé c’est pas ce qu’on regarde, c’est ce dont on parle. Souvent, en famille, on ne sait pas quoi se raconter. Dès qu’on commence à parler de ce que l’on voit à la télévision, on ne s’ennuie plus ! 

Martine Laronche 

http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/chat/2009/11/17/faut-il-interdire-la-tele-aux-tout-petits_1268448_3238.html


Manuel à l’usage des parents dont les enfants regardent trop la télévision – Serge Tisseron

pasdetv.bmpManuel à l’usage des parents dont les enfants regardent trop la télévision – Serge Tisseron

J’ai remarqué que mon bébé est très attiré par la télévision : un écran lumineux, des images qui bougent, des différents sons qui se propagent… Il y a de quoi attirer l’attention d’un bébé. Je l’autorisais à regarder des dessins animés pour petits jusqu’au jour où j’ai entendu dire qu’il faut vraiment s’en abstenir. J’ai cherché alors à m’informer sur ce sujet et je retiens ces diverses raisons pour lesquelles il faut éviter à bébé de regarder la télévision :

- création d’une dépendance vis-à-vis de l’objet télévisuel,
- frein au développement intellectuel et émotionnel du bébé,
- isolement affectif,

- retard au niveau de l’apprentissage du langage (difficulté à acquérir la parole et à s’exprimer)

- passivité

- peu de place pour l’imaginaire
- troubles de la concentration

- diffusion de programmes en continu est aussi un risque de fatigue nerveuse excessive pour un bébé.

C’est ainsi que j’ai découvert l’ouvrage de Serge Tisseron intitulé Manuel à l’usage des parents dont les enfants regardent trop la télévision. Il est très bien, je vous conseille de lire ce livre pour protéger vos enfants. L’auteur traite de beaucoup de thèmes très intéressants en rapport avec l’image (cinéma, publicité, presse enfantile, jeux vidéo, sexualité, pornographie, etc.). Mon bébé a 11 mois, il est encore très jeune, mais plutôt prévenir que guérir.

Les questions posées dans l’ouvrage sont très pertinentes : en voici quelques extraits :

- Les images regardées par les enfants appauvrissent-elles leur imaginaire et faut-il regretter l’époque où on leur racontait des contes de fée ?

- A quel âge les enfants peuvent-ils commencer à avoir leur propre presse ?

- Les enfants échangent bcp entre eux autour des images à l’école. Est-ce une bonne chose ? Quel est le rôle de l’enseignant ?

- Comment savoir qu’une image peut créer un trouble ou une angoisse chez un enfant ?

- Faut-il que les parents contrôlent les horaires d’accès de leurs enfants à la télévision ?

- Y a-t-il des images à éviter absolument pour un enfant ?

- Les enfants prennent-ils plaisir aux images violentes ?

- La télé peut-elle être une « bonne baby-sitter » ?

- A quel moment un enfant fait-il la différence entre réalité et fiction ?

- Peut-on mesurer l’impact d’images violentes sur le comportement à venir d’un enfant ?

- Une scène de viol vue au cinéma ou à la télévision peut-elle interrompre le développement psychoaffectif d’un enfant ?

- Justement, comment un enfant malmené par des images reconstruit-il ses repères ?

- Un enfant qui parle des images qu’il voit est-il mieux protégé qu’un autre plus renfermé sur lui-même ?

- Certains enfants ne cherchent-ils pas des images violentes ?

- Pourquoi des enfants de douze ans regardent-ils une cassette pornographique et comment les parents peuvent-ils rétablir la différence entre cette sexualité mécanique et l’amour ?

- Les ados regardent aujourd’hui certaines émissions de télévision montrant de jeunes adultes réaliser des performances douloureuses, et en rire. Seraient-ils devenus « masos » ?

- Pourquoi cette attirance des jeunes pour le cinéma ? A partir de quel âge y amener un enfant ?

- La violence au cinéma est-elle perçue différemment de ce qu’elle est à la télévision ?

- Les scènes de baisers réalistes peuvent-elles être violentes pour un jeune spectateur ?

- La confusion des sexes dans certaines publicités entraîne-t-elle la même confusion dans l’esprit des enfants ?

- Le nouvel environnement oblige-t-il les parents à parler de sexualité plus tôt ou différemment avec leurs enfants ?

- Les jeux vidéo isolent-ils les jeunes ?

- Les jeux de rôle sont-ils une fuite hors de la réalité ?

- Y a-t-il une manière particulière aux jeunes d’utiliser Internet, et notamment des différences entre els garçons et les filles ?

- A quel âge peut-on mettre un enfant devant un écran d’ordinateur ?

- Faut-ils installer un système de verrouillage d’Internet à la maison ?

- Comment expliquer le succès d’Internet auprès des jeunes et quels changements introduit-il chez eux ?

- Internet crée-t-il la confusion dans l’esprit de nos enfants ?

Pour conclure, je dirais que Serge Tisseron, psychiatre et psyhcanalyste, incite les parents à toujours accompagner l’enfant dans sa découverte de l’image, d’être présents dans la même pièce ou à porter de voix si l’enfant regarde la télévision, afin de pouvoir lui expliquer et/ou de le rassurer si une image le malmène. Nous vivons une époque où, contrairement à celle de nos parents, il est nécessaire d’aborder des sujets plus tôt comme celui de la sexualité, pour que l’enfant ne soit pas choqué le jour où il tomberait sur ce genre d’images. Il est même conseillé de parler de la pédophilie, côté pervers de la sexualité, afin de prévenir l’enfant des dangers éventuels, donc le protéger.


In Tenebris – Maxime Chattam

intenebris.jpgIn Tenebris 

Des personnes sont portées disparues dans les alentours de Phillipsburg (New Jersey), des femmes, des hommes, mais également des enfants…. Une jeune femme a été retrouvée nue dans un état de choc émotionnel, et dans un état physique fort dégradé, son crâne étant à moitié ouvert. L’enquête va être menée par le precinct de Brooklyn (équivalent à des commissariats de quartier). Annabel O’Donnel et Jack Thayer, qui travaillent au precinct, découvrent au fur et à mesure que l’enquête avance, l’horreur ! Plus ils progressent dans leurs investigations, plus des choses macabres et inimaginables se dévoilent. Annabel va recevoir une visite inattendue,  celle de Joshua Brolin, et ce dernier va lui apporter une aide bien précieuse. Brolin a quitté la police de Portland entre temps pour devenir détective privé spécialisé dans les enlèvements. Avec son fin flair, son remarquable sens de  déduction, ses longues années d’expérience sur le terrain, il va booster le travail des enquêteurs. Quand on découvre chez Spencer Lynch une soixantaine de clichés de visages au regard vide et résigné, on se demande s’il ne se cachepas une sorte de secte derrière tout cela ? Mais où ces personnes se trouvent-elles ? Sont-elles séquestrées quelque part ? Sont-elles vivantes ?

Quel plaisir de retrouver Joshua Brolin dans cette nouvelle enquête. Il tardait à faire on apparition, mais j’étais vraiment contente que le personnage de Joshua Brolin soit de nouveau présent, car il est très attachant. On peut constater que son charisme fait toujours effet sur les femmes, mais il a d’autres chats à fouetter, comme retrouver Rachel Faulet, 20 ans, enceinte par-dessus le marché, et disparue sans laisser de traces une après-midi.  On apprécie également Annabel, détective volontaire et battante qui sait s’investir dans les enquêtes. Maxime Chattam a su une fois de plus nous faire frissonner avec « In Tenebris«  (le 2ème roman de la Trilogie du Mal), mais on adore ça. Les passages où j’ai le plus grimacé était la description de la Cour des Miracles. C’était affreux ! Sinon, j’aime beaucoup l’écriture de l’auteur, il emploi un vocabulaire simple et riche à la fois, un rythme soigné, il n’abuse pas des descriptions à n’en plus finir, une fois le thriller commencé, on ne le quitte plus jusqu’au dénouement.


l’Ame du mal – Maxime Chattam

lamedumal.jpgl’Ame du mal -- Maxime Chattam

Joshua Brolin, jeune inspecteur de la Police de Portland, ancien membre du FBI,  a sauvé in extremis Juliette qui était sur le point d’être amputée de ses avant-bras par le Bourreau de Portland. Ce dernier a reçu une balle de Brolin en pleine tête et mourut sur le champ. Une année passa et presque jour pour jour, deux nouvelles victimes sont de nouveau retrouvées mortes, et le mode opératoire est identique à celui du Bourreau de Portland, de son vrai nom Leland Beaumont : le tueur choisit de jolies jeunes femmes, il les démembre, et il brûle leur front… 

Pour la Police, il est clair que c’est un dingue, « fan » de Leland Beaumont, qui copie les odieux actes de ce dernier afin de continuer « l’œuvre ». Seulement, l’enquête tourne au cauchemar quand des tests ADN ont démontré que c’est bien le Bourreau de Portland lui-même qui commet les nouveaux crimes. Or c’est impossible, il est mort ! Et ce, sous les yeux de Brolin. Par ailleurs, l’inspecteur va aussi découvrir que Leland Beaumont était passionné de magie noire et de sciences occultes : il voulait devenir immortel J’ai bien apprécié les protagonistes Brolin et Juliette. Je me suis attachée à l’inspecteur Brolin, diplômé en psychologie et possède un don particulier pour l’étude des pathologies mentales, le métier qui l’intéressait le plus est le profilage. On a envie que tous les inspecteurs soient comme lui, bel homme, sérieux et impliqué dans le travail. Et Juliette, jolie jeune femme touchante et courageuse qui, malgré ce qui lui était arrivé l’an passé, désire devenir criminologue. Sans oublier Camélia, l’unique amie olé olé de Juliette qui est toujours présente pour elle, et sur qui elle peut compter. 

J’ai beaucoup aimé ce thriller signé Maxime Chattam. Comme à l’accoutumé, l’auteur fait toujours référence de près ou de loin, plutôt de près, à tout ce qui touche la magie noire, les sciences occultes, tout ce qui est un peu obscure en fait, et cela, j’adore ! Car c’est un domaine qui reste pour nous autres qqch de très mystérieux qu’on a du mal à comprendre voire même à croire. A peine ai-je terminé « l’Ame du mal » que j’entame vite fait le suivant, « In Tenebris », puis, ce sera « Maléfices », car il s’agit d’une trilogie. 


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