Le fils de l’homme invisible – François Berléand

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Un soir, lors d’un dîner avec des amis, il suffit que le père de François, un peu ébréché, dise « De toute façon, toi, tu es le fils de l’homme invisible » pour que ce dernier soit persuadé dès cet instant qu’il est véritablement le fils de l’homme invisible (la série télévisée) et donc qu’il devrait, lui aussi, être invisible. Cette idée l’enchante énormément. Il va alors s’acharner à s’observer constamment dans les miroirs espérant qu’il ne verrait pas son reflet et ne comprend pas pourquoi il parvient toujours à voir son image, et cela l’agace sévèrement. Il finit même par penser que ses parents ont fait installer des miroirs spéciaux à son attention. S’ensuit alors une adolescence douloureuse pour le petit François.

Je ne connais pas bien François Berléand, je l’avoue, mais la quatrième de couverture m’a donnée envie de lire la biographie de l’acteur. Une phrase tout-à-fait anodine de son père a répercuté d’une manière totalement inattendue sur l’enfant qu’il était. Cette naïveté de croire qu’il était réellement invisible cachait un problème psychologique important et cela ne l’a pas aidé au quotidien, notamment quand il est en classe et qu’il adopte un comportement anormal.

J’ai bien aimé cet ouvrage que j’ai lu d’une traite quasiment. On est attendri par la sensibilité de l’enfant, on a envie de le protéger, notamment de son imagination débordante. Sa mère, plein de douceur et d’amour, aide son fils à sa façon, mais il aurait fallu que François parle, exprime ce qu’il ressent, dise ce qui lui fait mal. D’où la nécessité de bien choisir son vocabulaire quand on s’adresse à un enfant, et quand on fait de l’humour, de bien s’assurer que ce dernier n’interprète pas nos paroles dans un autre sens.

Le récit est à la première personne du singulier, l’auteur raconte avec ses mots d’enfant, et d’ordre général, le livre est agréable à lire.

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Millénium 3 : La reine du palais des courants d’air

Millénium 3 : La reine du palais des courants d’air dans Stieg Larsson stiegMillénium 3 : La reine du palais des courants d’air

A son réveil, Lisbeth Salander a constaté qu’elle se trouvait dans un l’hôpital et elle venait de subir une intervention chirurgicale. Le Dr Anders Jonasson a du extraire la balle qui était restée dans le crâne de Lisbeth. Elle a appris qu’Alexander Zalachenko, son père, grièvement blessé lui-aussi, se trouvait dans le même hôpital et en plus dans l’une des chambres à proximité de la sienne. Elle était accusée de coups et blessures aggravés et tentative d’assassinat envers son père.
 
Mikael Blomvist, avec l’aide de Dragan Armanskij, PDG de l’entreprise de sécurité Milton Security, ancien employeur de Lisbeth, vont tenter de prouver que cette dernière a été victime d’une série d’abus judiciaires qui ont commencé quand elle était encore enfant, à l’âge de 12 ans précisément. En effet, ils découvrent petit à petit que leur protégée a été et est toujours victime d’un terrible complot de la part de La Section, une sorte de micro-organisation au sein de la Sapo (Police de la Sûreté). Les collaborateurs de La Section cherchent à tout prix d’effacer tous les crimes qu’ils ont commis jusqu’à présent et ils disposent des moyens matériels et financiers pour parvenir à leur fin, et s’il faut supprimer certaines personnes au passage, aucun problème pour eux de liquider les gênants, comme par exemple entre autres Mikael Blomvist . Vis-à-vis de Lisbeth Salander, leur objectif principal est surtout de la faire interner, une fois encore, dans un hôpital psychiatrique, et ce, avec l’aide du Dr Peter Teleborian, psychiatre.
 
Stieg Larsson était vraiment un excellent auteur. J’ai encore passé un très agréable moment à lire « La reine du palais des courants d’air ». L’histoire est passionnante, l’intrigue est bien menée, le rythme est soutenu, un vocabulaire riche et simple en même temps. Une fois qu’on a commencé la lecture, on n’a plus du tout envie de faire des pauses tellement on est pris dans les aventures de Mikael Blomvist et de Lisbeth Salander.
 
D’ailleurs, les héros du roman sont toujours très attachants. On fait la connaissance dans « Millenium 3 » avec le gentil et compréhensif Dr Anders Jonasson qui sait se montrer très professionnel. On s’attache aussi aux policiers Jan Blublanski et Sonja Modig, ou encore le commissaire Torsten Edklinth et son assistante Rosa Figuerola. Annika Giannini, la sœur de Mikael Blomvist, avocate de métier, va représenter Lisbeth, et je me suis régalée avec le procès de celle-ci. Annika Giannini s’est montrée impitoyable envers le Dr Teleborian.
 
Vraiment, je conseille de lire les trois tomes de Millenium.

Millénium 2, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Stieg Larsson

Millénium 2, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette -  Stieg Larsson dans Stieg Larsson La-fille-qui-r%C3%AAvait-dun-bidon-dessenceMillénium 2, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette -  Stieg Larsson

Cela fait un an que Mikael Blomvist n’a pas revu Lisbeth Salander, car cela fait un an que cette dernière refuse catégoriquement de le revoir et il ignore la raison. Et le jour où il la croise par hasard au détour d’un chemin à une heure tardive de la soirée, il assiste en direct à une violente agression dont Lisbeth fait l’objet. On tente de la supprimer, mais qui ?
Parallèlement, le revue Millénium programme de publier un article et un livre qui risqueraient de faire du grand boucan, un peu comme avec l’affaire « Wennerström » (cf. voir « Millénium 1, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes »). En effet, le sujet traité se portera sur le commerce du sexe et les abus qui se rapportent à celui-ci. Leurs auteurs, Dag Svennson et Mia Bergman, avec l’accord de Mikael Blomvist,  comptent bien dénoncer et nommer les michetons dont la plupart sont des « personnalités » (hauts fonctionnaires,  avocats, journalistes, juge…).
Des assassinats vont avoir lieu et Lisbeth Salander va être accusée d’un triple meurtres. La police va la pourchasser, la traquer… et les médias vont s’acharner sur elle. Elle va bientôt faire la Une de tous les journaux. Seul Mikael Blomvist est persuadé qu’elle n’est pas coupable et va tenter de prouver son innocence, surtout qu’il a une grande dette envers elle (cf. Millénium 1). Mais Lisbeth est-elle réellement innocente ? En tout cas, nous savons que Lisbeth ne manque pas de ressources (financièrement et intellectuellement) et la rechercher ne veut pas dire la trouver.
J’ai pris encore plus de plaisir à lire « Millénium 2, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette » que le premier tome. J’ai remarqué que dans ce roman, il y a davantage d’actions, de suspense, les événements se succèdent sans qu’on ait le temps de souffler, le rythme est plus accéléré. On ne s’ennuie pas.
Ce qui est étonnant dans cette histoire, c’est que les deux personnages principaux, Mikael Blomvist et Lisbeth Salander en l’occurrence, vivent leurs aventures chacun de leur côté et ne vont pas avoir l’occasion de se voir physiquement durant quasiment tout le long du roman. On apprécie de les retrouver tous les deux, Mikael, toujours entêté, s’impliquant toujours aussi ardûment dans la tache, et Lisbeth, toujours aussi fascinante et surprenante. J’adore toujours autant lire les chapitres la concernant.
J’ai hâte de découvrir « Millénium 3, La reine du palais des courants d’air » et je sais par avance que je ne serais pas déçue.

Millénium 1, les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Stieg Larsson

Millénium 1, les hommes qui n'aimaient pas les femmes -  Stieg Larsson dans Stieg Larsson millenium-1Millénium 1, les hommes qui n’aimaient pas les femmes -  Stieg Larsson

Tous les ans sans exception depuis une quarantaine d’années, le vieil industriel à la retraite Henrik Vanger reçoit à la date de son anniversaire un cadre avec une fleur séchée à l’intérieur. C’est une vraie torture morale et psychologique pour lui car cela lui rappelle la disparation sans laisser de traces de sa chère nièce Harriet. Il ignore totalement ce qui a pu lui arriver malgré les enquêtes minutieuses de la police des années plus tôt. Henrik pense qu’elle a probablement été assassinée, et ce par quelqu’un de sa propre famille, il en est en tout cas persuadé. Il souhaite faire une dernière tentative pour connaître la vérité de cet événement tragique en faisait appel à Mikael Blomkvist, rédacteur de Millenium (revue d’investigations sociales et économiques), qui vient d’ailleurs de perdre un procès en diffamation. Celui-ci relance donc l’enquête et il aura la chance de recevoir l’aide bien précieuse de Lisbeth Salander, une jeune femme perturbée et carrément rebelle et asociale, certes, mais elle est drôlement efficace et compétente dans son domaine.

Je viens de terminer « Millénium 1, les hommes qui n’aimaient pas les femmes » et je crois que c’est un de mes thrillers favoris. Je me suis régalée du début jusqu’au dénouement, Stieg Larsson est un super auteur suédois que je viens de découvrir et c’est bien dommage qu’il nous ait quittés si tôt. L’histoire est passionnante et le personnage de Lisbeth Salander est fascinant. D’ailleurs, c’est selon moi l’héroïne la plus fascinante et la plus énigmatique de toutes les héroïnes des romans que j’ai pu lire jusqu’à présent. Elle nous surprend sans arrêt, j’adore lire les passages la concernant. Oui, elle est bien surprenante cette Lisbeth !

Mikael Blomkvist, quant à lui, est une personne honnête, intègre, et qui ne se laisse pas corrompre par l’argent ou autre élément de ce genre. Il réagit par rapport à sa conscience et à son coeur, et on s’attache bien à son personnage. On suit ses aventures et mésaventures avec beaucoup d’intérêt. On ressent aussi de la sympathie pour Henrik Vanger qui espère tant savoir la vérité sur sa nièce qu’il aimait tant. Gravitent autour de ces trois personnages principaux : Erika Berger (collaboratrice de Mikael et aussi sa meilleure amie), Dirch Frode (avocat de Henrik Vanger), Dragan Armanskij (l’employeur de Lisbeth), Martin Vanger (le frère de Harriet) ou encore Cécilia Vanger (la cousine de Harriet), etc. Avec tous ces protagonistes, on obtient un large éventail de personnalités et de caractères aussi divers et variés les uns que les autres. Par contre, on s’y perd facilement dans la grande famille Vanger, entre les différentes générations.

Une très bonne intrigue au sein d’une grande famille industrielle : mensonges, trahisons, obsessions, hypocrisie, violences, inceste, crimes… Tout y passe ! Un triller qu’on dévore sans modération. On parcourt les pages avec un très grand plaisir.

 

 


Les smartphones sont de très bonnes liseuses d’ebooks

Les smartphones sont de très bonnes liseuses d’ebooks

J’ai acquis récemment le smartphone sous Androïde « Samsung Galaxy S2″ (I9100) et j’en suis ravie et complètement convaincue. L’écran est grand et lumineux (4,27 pouces), plus grand qu’un Iphone (je possédais un Iphone 3GS), et il est tout mince et léger. Il est super quoi ! Ce qui est bien avec les smartphones aujourd’hui, c’est qu’on peut tout faire avec, non seulement téléphoner, c’est tout de même sa fonction de base ;-) mais également accéder à l’internet, à sa messagerie email, écouter de la musique (ou de la radio), pendre de très belles photos (8 Megapixels) et de vidéos, utiliser les applications très conviviales et pratiques (météo, horaires RER, pages jaunes, cartographie, programme TV, dictionnaire, GPS, et bien d’autres encore… mais ce que j’aime surtout, c’est qu’on peut l’utiliser comme liseuse d’ebooks. J’utilise actuellement l’application Aldiko que je trouve très bien, mais je suis en train d’essayer Moon+ Reader qui semble avoir bcp de fonctions de personnalisation (un peu trop peut-être, donc plus compliqué).

Ces applications ebooks nous permettent de lire des livres électroniques souvent sous format .epub, on peut augmenter ou réduire la taille des caractères, de la marge, changer les couleur des caractères également, accéder au dictionnaire en ligne ou hors ligne (cela dépend de quelle application), marquer les pages, ou rajouter des notes. J’adore ! Un très bon passe temps dans le RER parisien. Plus léger qu’un livre et c’est sympa de savoir qu’on a sur moi constamment une partie de sa bibliothèque.

Je dois avoir pas moins de 50 romans format papier que je n’ai pas encore lus, je lirais plus tard bien entendu. Mais j’avoue que j’aime bien le système « ebooks ».

Vraiment, j’adore !

 

 


Miso Soup – Ryû Murakami

Miso Soup - Ryû Murakami dans Ryû Murakami Miso-Soup-Ry%C3%BB-MurakamiMiso Soup – Ryû Murakami

Le roman met en scène 2 protagonistes, un touriste américain nommé Franck et son guide japonais Kenji. L’histoire se déroule à Kabukichô, un quartier de plaisirs de Tokyo. Franck souhaite vivre de nouvelles sensations à l’approche du nouvel an. Si Kenji savait sur qui il allait tomber, il n’aurait sans doute pas accepté de travailler pour ce Franck, un vrai mythomane. En effet, Franck ment sans cesse, il se contredit tout le temps. Kenji quant à lui, réalise que Franck est peut-être l’auteur de l’assassinat de l’étudiante qu’on parle dans les journaux, car quelque chose ne va pas chez ce dernier. Franck est-il vraiment un tueur et non un simple touriste ? Cet Américain à l’allure passe-partout est-il vraiment dangereux ?

Cet ouvrage ne ressemble pas à ceux dont j’ai l’habitude de lire, car j’avoue que je ne lis pas non plus beaucoup de livres japonais, encore moins quand ceux-ci contient des passages crus qui peuvent mettre mal à l’aise. Mise à part cela, c’est un roman fort original, j’aime bien. Il y a une bonne intrigue, on a envie de poursuivre constamment la lecture et Ryû Murakami a réellement un esprit critique. L’esprit global de l’ouvrage est que l’auteur souhaite décrire une société japonaise qui décroît, une société pas du tout comme celle que nous connaissons tous, pas le « Tokyo » arborant ses hautes buildings et ses travailleurs en costumes-cravates, ou encore sa technologie avancée. Au contraire, Ryû Murakami nous peint une fresque plutôt morose, une sorte de déchéance du Japon, le « Kabukichô » où pullulent des établissements à caractère sexuel voire pornographie.

Sinon, on s’attache bien aux deux personnages, à Kenji bien entendu, car il est formidable. Malgré un travail certes pas très valorisant, voire douteux, il est au final très sérieux et professionnel. Ce n’est pas quelqu’un de pervers ou porté sur le sexe, il a sa copine qu’il aime et semble fidèle. Accompagner les touristes sexuels est juste un moyen pour lui de subvenir à ses besoins.

Quant à Franck, il est énigmatique, on se demande constamment qui est vraiment cet homme. On est souvent décontenancé par ses attitudes étranges, par ses histoires rocambolesques. Franck nous inspire différents sentiments : de la sympathie, de la pitié, de l’appréhension, de la peur… Une personne assez surprenante, tout comme le roman lui-même.


Noël 2011 – Sylvain au 25 décembre 2011

Noël 2011 - Sylvain au 25 décembre 2011 dans PERSONNEL petit-ange-réduit1    réduit1 dans Sylvain

 


Maléfices – Maxime Chattam

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Portland est en panique. En effet, d’une part, des personnes meurent des morsures d’araignées venimeuses et le nombre de décès est suffisamment important pour laisser supposer qu’il s’agit d’un acte criminel. D’autres part, des jeunes femmes sont retrouvées mortes suspendues et enveloppées dans de la soie d’araignées, avec une grimace de terreur gravée à tout jamais sur leur visage. Il existe sans aucun doute un rapport entre ces deux phénomènes.

L’enquête débute donc pour Joshua Brolin, ex agent du FBI et ex inspecteur de police de Portland et de ses deux amis flics, Larry Salhindro et Anabel O’Donnel. C’est la course poursuite qui commence pour ces derniers et leur équipe, dans l’espoir de démasquer le plus rapidement possible ce tueur en série qui sévit sans scrupule. Le plus étonnant est que celui-ci parvient à chaque fois à agresser l’épouse alors que le mari dort à juste côté. Mais comment procède-t-il ? Quel est son secret ? Comment choisit-il ses victimes ?

Avec « Maléfice », Maxime Chattam signe ici son dernier roman de la « Trilogie du mal« , après « l’Ame du mal » et « In Tenebris » (cf. voir mes commentaires ci-dessous). Il nous emmène une fois de plus dans une aventure terrifiante où le côté malfaisant de l’être humain se révèle de nouveau. Le suspens est bien présent tout le long du thriller et on prend beaucoup de plaisir à lire l’ouvrage. Certains passages font frissonner, il faut s’accrocher… Sinon, l’auteur n’abuse jamais des descriptions qui durent des kilomètres de pages, et par conséquent, on ne s’ennuie pas.

Nous avons l’agréable surprise de retrouver la belle Annabel qu’on apprécie bien, beaucoup même, elle est détective à New York et elle participe à cette enquête auprès du beau Joshua Brolin. On espère tout le temps qu’il se passe quelque chose entre ces deux protagonistes. Sont-ils prêts à partager entre eux autre chose que leur métier ?

 


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