Archives pour la catégorie FICHE DE LECTURE

Merci pour ce moment – Valérie Trierweiler

Merci pour ce moment – Valérie Trierweiler

Extrait d’Amazon.fr

Un jour, un amour violent a incendié ma vie. Il avait quatre enfants. J’en avais trois. Nous avons décidé de vivre ensemble. Mais la politique est une passion dévorante. Parti de très loin, François Hollande a été élu président de la République. J’ai été aspirée dans son sillage.
Le pouvoir est une épreuve pour celui qui l’exerce, mais aussi pour les siens. À l’Élysée, je me sentais souvent illégitime. La petite fille de la ZUP en première dame : il y avait quelque chose qui clochait.
J’ai appris l’infidélité du Président par la presse, comme chacun.
Les photos ont fait le tour du monde alors que j’étais à l’hôpital, sous tranquillisants. Et l’homme que j’aimais a rompu avec moi par un communiqué de dix-huit mots qu’il a dicté lui-même à l’AFP, comme s’il traitait une affaire d’État.
Tout ce que j’écris dans ce livre est vrai. Journaliste, je me sentais parfois à l’Élysée comme en reportage. Et j’ai trop souffert du mensonge pour en commettre à mon tour.

 

Demain j’arrête ! – Gilles Legardinier

coverDemain j’arrête ! – Gilles Legardinier

Amazon : Description de l’ouvrage

Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier…

Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons- nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

Avec cette première comédie, Gilles Legardinier, déjà remarqué pour ses deux thrillers L’exil des Anges et Nous étions les hommes, révèle une nouvelle facette d’une imagination qui n’a pas fini de surprendre. Drôle, percutant, terriblement touchant, son nouveau roman confirme ce que tous ceux qui ont lu un de ses livres savent déjà : Gilles a le don de raconter des histoires originales qui nous entraînent ailleurs tout en fraisant résonner notre nature la plus intime. Voici un livre qui fait du bien !

Mon avis :

Le roman est frais, amusant, c’était un bon moment de détente, sans pour autant représenter mon meilleur livre. J’ai bien aimé, sans aller jusqu’à l’ouvrer l’ouvrage extraordinaire. Julie, l’héroïne, raconte sa rencontre avec Ricardo Patatras (dit « Ric ») dont elle est tombée éperdument amoureuse, et elle fait alors des choses plutôt stupides pour attirer son attention, pour tenter de le conquérir et de se faire aimer de lui.

 

 

Itinéraire d’enfance – Thu Hong Duong

Itinéraire d'enfance - Thu Hong Duong dans Duong Thu Huong cover2 Itinéraire d’enfance – Thu Hong Duong

Fin des années 1950 au Viêtnam. Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s’organise entre sa mère, ses amis et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Pour avoir pris la défense d’une de ses camarades abusée par un professeur, elle se voit brutalement exclue de l’école. Révoltée, elle s’enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père. Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livrées à elles-mêmes, sans un sou en poche, finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d’avoir tué le cochon et participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune. Roman d’apprentissage, ce livre limpide et captivant dépeint magnifiquement, dans un festival de sons, d’odeurs, de couleurs et de paysages, la réalité du Viêtnam après al guerre d’Indochine.

Biographie de l’auteur

Duong Thu Huong est née en 1947 au Viêtnam. En 1977, elle devient scénariste pour le cinéma et, à partir de 1980, elle commence à dénoncer la censure et la lâcheté des intellectuels. Elle se fait également l’avocate des droits de l’homme et des réformes démocratiques Au tournant des années 1990, la politique du  » renouveau  » marquant le pas, elle devient de plus en plus populaire dans l’opinion publique mais de moins en moins bien acceptée par le pouvoir. Les choses se gâtent : Duong Thu Huong est exclue du Parti en 1990, avant d’être arrêtée et emprisonnée sans procès le 14 avril 1991. Son arrestation provoquant un large mouvement de protestation en France et aux Etats-Unis, elle est libérée en novembre 1991. Elle a vécu à Hanoi en résidence surveillée jusqu’à son arrivée à Paris fin janvier 2006. Son ouvrage Terre des oublis a obtenu le Grand Prix des lectrices de Elle en mai 2007. Au zénith vient d’être publié en France chez Sabine Wespieser.

Poche: 344 pages

Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s’organise entre sa mère, ses amis, ses voisins et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Mais parce que son caractère est déjà bien trempé et qu’elle ne supporte pas l’injustice, elle prend la défense d’une de ses camarades abusée par un professeur, et se voit brutalement exclue de l’école. Révoltée, elle s’enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père. Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livrées à elles-mêmes, sans un sou en poche, voyagent en train, à pied ou en autobus, à travers les montagnes du nord, peuplées par les minorités ethniques. Elles finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d’avoir travaillé dans une auberge avec son amie, tué le cochon, participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune. Au fil des mois et des rencontres, l’adolescente grandit, mûrit, et fait l’apprentissage de la liberté. Duong Thu Huong avoue avoir donné beaucoup d’elle-même à son héroïne…

 

Terre des oublis – Duong Thu Huong

Terre des oublis - Duong Thu Huong dans Duong Thu Huong cover1Terre des oublis – Duong Thu Huong

Alors qu’elle rentre d’une journée en forêt, Miên, une jeune femme du Hameau de la Montagne, situé en plein cœur du Vietnam, se heurte à un attroupement : l’homme qu’elle avait épousé quatorze ans auparavant, dont la mort comme héros et martyr avait été annoncée depuis longtemps déjà, est revenu. Miên est remariée avec un riche propriétaire terrien, Hoan, qu’elle aime et avec qui elle a un enfant. Bôn, le vétéran communiste, réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên, convaincue que là est son devoir, se résout à aller vivre avec son premier mari. Au fil d’une narration éblouissante, la romancière passe de l’un à l’autre des personnages de ce triangle tragique. Miên tente désespérément de se réhabituer à un homme épousé très jeune, physiquement détruit par des années de combats et d’errances dans la jungle, mû par la seule obsession d’engendrer un fils. La jeune femme, nuit après nuit, vit un calvaire. Elle ne peut oublier Hoan qui, résigné, a fui vers la ville où, malgré ses succès commerciaux, il vit un enfer. Plongeant dans le passé de ces trois innocentes victimes, éclairant leurs destinées individuelles par l’évocation d’une société pétrie de principes moraux et politiques, convoquant leur quotidien dans une somptueuse description de sons, d’odeurs et de couleurs, Duong Thu Huong donne véritablement corps à son pays.
Terre des oublis, grand roman de l’après-guerre du Vietnam, est un livre magistral.

Biographie de l’auteur

DUONG THU HUONG est née en 1947 au Vietnam. Militante, elle n’a cessé de défendre vigoureusement ses engagements démocratiques, au point finalement d’être exclue du parti communiste en 1990, avant d’être arrêtée et emprisonnée sans procès. Aujourd’hui, elle vit en résidence surveillée à Hanoi. Son œuvre est publiée dans le monde entier: Terre des oublis est son sixième livre traduit en français

Nom de code BAT 21 – William Anderson

Nom de code BAT 21 - William Anderson dans William Anderson cover-192x300Nom de code BAT 21 – William Anderson

« Nom de code BAT 21 » est un récit véridique concernant le sauvetage d’un aviateur lors de la guerre du Vietnam. Il s’agit du lieutenant-colonel Hambleton, 53 ans, dont l’avion fut touché. Il était malheureusement le seul rescapé de l’équipage. Parachuté sur une zone très chaude, à proximité d’un axe sur lequel il y avait énormément de nord-vietnamiens qui circulaient avec des armements soviétiques vers le sud. Hambleton avait tout juste sur lui une trousse de secours et une radio. Il a dû lutter sévèrement pour survivre en milieu hostile durant 12 jours.

US Air Force déployait donc sans compter (matériel et humain) pour tenter de le sauver, car non seulement on ne laissait pas tomber ses aviateurs, et encore moins lorsqu’il s’agit d’un lieutenant-colonel qui avait des connaissances sur les secrets électroniques et que l’ennemi, au courant de son identité, faisait tout pour le récupérer vivant.

Depuis sa cachette, une place stratégique pour observer les aller-retours de l’ennemi, ainsi que les endroits dissimulant les canons anti-aériens, il avait pu guider par radio ses camarades de l’armée de l’air à détruire les armes des nord-vietnamiens, quitte à se mettre en danger.

Le capitaine Dennnis Clark, alias « Dénicheur », se voue corps et âmes pour aider et sauver Hambleton. Dans son Sandy, il surveillait de près notre aviateur en détresse, et restait constamment en contact avec celui-ci pour garder les nouvelles.

L’histoire est prenante, on y apprend un peu plus sur l’aviation de l’armée américaine de cette époque. On découvre des aviateurs dévoués, prêts à tout pour sauver les leurs, au péril de leur vie. Ils sont très solidaires. l’US Air Force réfléchit à des stratégies inimaginables pour les opérations de sauvetage. Un livre très intéressant sur la guerre du Vietnam.

Un Vietnamien bien tranquille – Jean-Claude Pomonti

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Un Vietnamien bien tranquille - Jean-Claude Pomonti

 J’ai beaucoup apprécié cette biographie de Jean-Claude Pomonti concernant Pham Xuân Ân. J’ai été émue et également admirative envers cet homme qui a donné une bonne partie de sa vie pour contribuer à rendre le Vietnam indépendant. Pham Xuân Ân était un grand homme. Cela me donne envie d’en connaître davantage sur ce sujet, de lire d’autres auteurs sur la guerre du Vietnam, mais aussi de l’Indochine. Les passages ci-dessous viennent de l’auteur.

Pham Xuân Ân, l’espion qui en savait trop : Jean-Claude Pomonti, ancien reporter de guerre du quotidien Le Monde, envoyé au Vietnam à l’époque de la guerre américaine, est l’auteur d’une biographie de Pham Xuân Ân, « Un Vietnamien bien tranquille », l’extraordinaire histoire de l’espion qui défia l’Amérique, publiée en avril 2006. L’auteur souhaitait rendre, de son vivant, hommage à un personnage de légende, à l’intelligence brillante et au caractère bien trempé. Pham Xuân Ân s’en était allé  à 79 ans (20/09/2006).

Son histoire a été, d’abord, celle de l’espion parfait. A l’époque de la guerre américaine, cet homme était considéré comme l’un des meilleurs analystes du conflit. Il était alors journaliste à l’agence Reuters avant d’être intégré au sein de l’équipe de Time Magazine. Il avait ses entrées partout, à la présidence, à l’état-major, chez le proconsul américain, au sein de la CIA, à telle enseigne que certains pensaient qu’il travaillait pour l’agence américaine de renseignements.

Ses analyses étaient concises, qu’il s’agisse de la stratégie communiste, du pouvoir américain, des méandres de la politique saigonnaise. Ses articles étaient épluchés. Il était considéré comme un excellent journaliste vietnamien. Les experts américains de la guerre défilaient dans le bureau de cet homme accueillant, anglophone et francophone.

Il a fallu attendre 1978, soit trois ans après la conclusion du conflit, pour apprendre, à la suite d’une indiscrétion délibérée, que Pham Xuân Ân avait été la plus importante taupe communiste dans le Sud : colonel des services de renseignements, il sera promu général de brigade après la guerre et élevé à la dignité de « héros de l’armée populaire ». Au prix de risques insensés, il avait réussi à esquiver toutes les enquêtes, à préserver sa « couverture » de journaliste tout en continuant, jusqu’au dernier moment, à inonder le bureau politique du PC vietnamien d’informations ultra-confidentielles – y compris les comptes-rendus d’interrogatoires de prisonniers communistes – et d’explications devenues décisives au fil des années.

Car l’espion était doublé d’un stratège. C’est lui qui avertit Hanoï, début 1963, de la faillite de la « guerre spéciale » américaine et qui, en 1964, prédit que Washington allait dépêcher des troupes dans le Sud, ce qui se produira l’année suivante. En 1968, après l’offensive du Têt au cours de laquelle une centaine d’agglomérations du Sud sont attaquées sans succès, il explique aux Nord-Vietnamiens déconfits le formidable impact politique de cette opération : l’opinion américaine s’est retournée contre la guerre ; la démoralisation au sein de l’armée du Sud s’est amorcée. Fin 1974, il garantit à Hanoï, documents à l’appui, que les Etats-Unis n’interviendront pas en cas d’offensive générale communiste. Le général Vo Nguyen Giap lance alors la dernière offensive générale de la guerre.

Le journalisme était sa couverture. « Je n’ai jamais menti ni dans mes dépêches ni dans mes échanges avec d’autres journalistes. Je n’étais pas là pour faire. Au contraire, mon intérêt était d’écrire et de dire la vérité », nous a-t-il expliqué, une vingtaine d’années plus tard. En 1969, au lendemain du décès du vieux révolutionnaire, sa nécrologie de Hô Chi Minh publiée par l’hebdomadaire américain fait l’unanimité.

Pham Xuân Ân avait fait ses classes du temps des Français. Issu de la génération d’adolescents emportés par le mouvement nationaliste des années 40, il a été récupéré par le Dr Pham Ngoc Thach, le médecin de Hô Chi Minh. Il est devenu membre du PC au début des années 50 tout en faisant son service militaire dans l’armée de Bao Dai.. Il se débrouille alors pour être affecté, par l’un de ses cousins, dans le bureau de liaison militaire entre Américains, Français et Sud-Vietnamiens. C’est ainsi qu’il se lie avec le futur général Edward Lansdale, l’architecte américain de la « guerre spéciale ».

Le PC a, toutefois, fait son choix : Ân sera journaliste et l’envoie faire sa formation en Californie en 1957, mais deux années plus tard, il est rappelé : « Les communistes avaient perdu 80% de leurs cadres dans le Sud ». A son retour à Saigon, il se terre pendant un mois avant d’aller retrouver le Dr Trân Kim Tuyên, le patron des services secrets sud-vietnamiens mis en place par la CIA, qui le prend sous son aile et dont il deviendra le principal confident. Le Dr Tuyên lui confie la responsabilité de gérer les correspondants de Vietnam-Presse, agence officielle. L’ironie est totale : le futur grand espion communiste effectue ainsi ses premiers pas de journaliste pour le compte de l’espionnage sud-vietnamien. Dans les années suivantes et jusqu’à la victoire communiste le 3 avril 1975, Ân s’est arrangé pour n’être jamais repéré. Pourtant, sur la cinquantaine de membres du réseau chargé d’appuyer son action,- courriers, cadres politiques, relais, décodeurs -, la moitié ont été capturés ou tués. La tension était permanente. La moindre erreur de sa part, un léger faux pas, une réaction inappropriée, aurait pu dévoiler l’espion derrière le journaliste.

« Je savais que ce serait dur mais je pensais qu’il serait possible de vivre sous leur régime. Cependant, j’avais beau savoir ce qui s’était passé lors de la réforme agraire de 1955-1956 dans le Nord, je ne m’attendais pas à tant d’erreurs sur le plan économique ».

En outre, isolé par Pékin et Washington, harcelé sur sa frontière par les Khmers rouges de Pol Pot, le Vietnam envoie son armée au Cambodge. Pékin réagit brutalement en attaquant la frontière entre les deux pays. C’est la « troisième guerre d’Indochine ». Elle s’étalera jusqu’en 1990.

Ces dernières années, l’amertume de Ân entachait son fort sens de l’humour quand il racontait, par exemple, son année de « rééducation »,- « gentille », disait-il -, à l’Institut politique de l’armée à Hanoï en 1978-79. Il s’y était révélé aussi mauvais élève que dans sa jeunesse, mais ces premiers cours de marxisme-léninisme ont été les derniers. Surveillé de très près,- car il en savait trop long et avait trop longtemps fréquenté des Occidentaux -, il ne parvenait pas pour autant à discipliner son penchant, fort peu apprécié, pour la dérision. Il était surtout scandalisé, sur la fin, par l’étendue de la corruption, lui qui ne s’était déplacé, jusqu’à l’âge de 75 ans, qu’au volant d’une vieille moto rafistolée. Il n’avait pas sacrifié sa vie pour un tel résultat. Nationaliste au départ, nationaliste à l’arrivée.

 

 

Les Hirondelles de Kaboul – Yasmina Khadra

Les Hirondelles de Kaboul - Yasmina Khadra dans Yasmina Khadra khadraLes Hirondelles de Kaboul – Yasmina Khadra

L’histoire se déroule à Kaboul, la capitale de l’Afghahistan. Ce récit « les Hirondelles de Kaboul » parle surtout de deux couples. D’une part, il y a Atiq Shaukat, intégriste, geôlier de métier, la quarantaine, marié à Mussarat qui est très malade, voire presque mourante. La prison d’Atiq reçoit surtout des femmes condamnées à être lapidées sur la place publique pour le bonheur de la foule en délire ! D’autre part, il y a Mohsen Ramat, muletier, et est très amoureux de sa femme Zunaira qui est d’une grande beauté, non seulement elle est belle, mais en plus elle est instruite et intelligente (c’est une ancienne avocate, militante pour la cause féminine). Yasmina Khadra nous dépeint leur vie quotidienne de ces deux couples. Il arrive que Mohsen croise Atiq dans la rue, mais ils ne se connaissent pas. Il y a aussi Qassim Abdul Jabbar, le bourreau, qui espère un jour devenir directeur de la plus grande prison du Pays (prison de Pul-e-Charki), donc pouvoir s’élever ainsi au rang de notable. Ces derniers temps, Atiq se cherche, réfléchit beaucoup et constate que son métier n’a aucun mérite, aucune noblesse. Il s’étouffe dans la cellule qu’il garde. Il commence même à douter des promesses des mollahs. Il ne se sent pas heureux. Personne ne peut vraiment être heureux à Kaboul de toutes les façons.

C’est un roman triste et dramatique, on a du mal à sourire en lisant ce récit. Il n’y a pas de vie à Kaboul, il n’y a pas de liberté surtout. On ne fait pas ce qu’on veut, on ne dit pas ce qu’on souhaite dire non plus. La loi des Talibans est extrême. L’existence est oppressante et pesante. D’un côté, il y a les fidèles qui consacrent leur temps aux prières, et de l’autre côté, il y a ceux qui subissent sans oser rien dire. Les Talibans imposent leur loi, c’est ainsi, ils obligent les gens à aller aux prières, et gare aux cravaches pour ceux qui refusent. Le lynchage sur la place publique est devenu monnaie courante, on le banalise, c’est même devenu presqu’un loisir pour les habitants qui prennent plaisir à lancer des pierres, à voir le sang couler. Pour un lecteur qui n’est pas accoutumé à ces habitudes, ces détails dérangent.

Le personnage qui me plaît le plus dans ce récit est Zunaira. L’histoire est très bien, on apprend un peu plus sur Kaboul. En revanche, j’aime nettement moins le style de l’auteur, un peu trop philosophique à mon goût, il fait trop de descriptions de manière poétique, je ne suis pas très sensible à ce genre d’écriture. Le vocabulaire employé est plutôt difficile. Mais malgré tout, j’ai bien aimé « Les Hirondelles de Kaboul ».

 

Un sac de bille – Joseph Joffo

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 Un sac de bille – Joseph Joffo

 Dans ce récit autobiographique « un sac de bille », Joseph Joffo revient sur son enfance durant l’occupation allemande. Il avait alors 10 ans lorsque les rafles contre les Juifs commençaient à avoir lieu. Ses parents dont le père était coiffeur dans le 18ème arrondissement de Paris, demandaient à leurs deux plus jeunes enfants, Jo, 10 ans et Maurice, 12 ans, de partir, de fuir et d’essayer d’atteindre la zone libre où leur deux grands frères (Henri et Albert) qui avaient fui avant eux, les attendraient.
Ainsi, l’auteur raconte, comment deux gamins, lui et son frère, avec peu d’argent et beaucoup de persévérance et de volonté, parvenaient à échapper à la Gestapo. En effet, durant leur périple à travers la France avec des hauts et des bas, Jo et Maurice s’étaient fait finalement attraper par les Nazis à Nice. Il leur avait fallu de pas grand chose pour se retrouver tous les deux dans les convois partant en direction d’Auswitch. Heureusement, même sous la France occupée, il existait encore quelques braves et honnêtes gens qui étaient disposés à aider les Juifs, quitte à mettre leur vie en péril.

Cet ouvrage nous fait réaliser à quel point les enfants des années 1940 sont différents de ceux d’aujourd’hui. Joseph et son frère avaient du voler de leurs propres ailes très tôt, avaient du braver les dangers, de parcourir des milliers de kilomètres à pieds, en train, en stop, et ce, sans adultes avec eux. Ils étaient complètement livrés à eux-mêmes et devaient lutter pour leur survie. Ils étaient braves, intelligents, et surtout très débrouillards et très malins. Toute la famille Joffo a survécu, excepté le père.

Après la parution de ce livre, l’auteur avait souvent été invité dans des écoles pour parler de vive voix de son expérience et pour répondre aux questions des élèves.

Ce témoignage est très bien écrit, on apprend une fois de plus comment était la vie durant les années « Vichy », comment les Juifs étaient persécutés. C’est tout simplement injuste et horrible ! 

 

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