Archives pour la catégorie Agathe Hochberg

Mes amies, mes amours, mais encore ? – Agathe Hochberg

 agathehochbergv2.jpg

 

Mes amies, mes amours, mais encore ? – Agathe Hochberg

 

Trois jeunes épouses, trois amies, trois situations… Jeanne mariée à Victor, médecin, est convaincue que ce dernier n’a toujours pas appris à la connaître au bout de dix ans de mariage et se lasse sérieusement de son quotidien, excepté leurs deux enfants. Natacha, quant à elle, désespère d’avoir un jour un bébé, pourtant elle et son mari Philippe ont recours à tous les moyens techniques existants pour réaliser leur souhait d’être parents. Y parviendront-ils ? Et enfin, Violette, biologiste en recherche cellulaire, aime son métier et son mari, et surtout adore leur fille Elise. Elle appréhende de reproduire inconsciemment l’éducation rigide qu’elle avait reçue de son père.

« Mes amies, mes amours, mais encore ? » est un roman moderne traitant des sujets très actuels. Il décrit trois couples avec leurs difficultés domestiques qu’ils rencontrent tous les jours : le mariage qui se défraîchit avec le nombre des années, le désir de commettre l’adultère, l’envie de concevoir grâce à l’aide médicale, l’éducation des enfants, les problèmes relationnels avec la belle famille, etc.

J’ai apprécié chaque chapitre, voire chaque phrase de ce livre d’Agathe Hochberg qui dépeint avec beaucoup de justesse et de pudeur le rapport homme-femme, avec en option une légère touche d’humour. Les lectrices qui liront ce roman s’identifieront ou se reconnaîtront obligatoirement à l’une des trois héroïnes à un moment donné ou à un autre ; elles sont très attendrissantes et attachantes.

Agathe Hochberg souligne les attentes de l’épouse d’être heureuse et épanouie dans le ménage, elle a besoin d’être comprise et soutenue par son mari. L’auteur aborde également le thème de la culpabilité à l’idée de vouloir quitter le nid familial, et celui de la peur de franchir tout simplement ce cap décisif et de se retrouver seule face à l’inconnu. Trois portraits de trois jeunes femmes à la recherche d’elles-mêmes.

J’ai adoré ! Un très bon roman qui pourrait donner quelques conseils utiles aux hommes pour mieux comprendre leurs épouses et éviter ainsi les disputes. Messieurs, ne négligez pas vos femmes et vous serez forcément récompensés.

 

Ce passage m’a énormément touché :
J’en suis à la septième FIV, et j’ai appris à faire les piqûres moi-même…
… Après chaque FIV, c’est la même chose, mes amies de demandent : « Quand est-ce que tu appelles le médecin pour savoir ? » C’est vrai que les autres ne comprennent pas, elles ne réalisent pas que le médecin n’a rien à me dire, c’est moi qui devine que c’est fichu quand je sens venir mes règles.
Je leur ai déjà dit, mais elles ne m’écoutent pas.
Il y a cette douleur sourde qui s’installe dans mon vendre et m’annonce que ça n’a pas marché. Il faut tenir toute la journée pour rentrer et pouvoir enfin pleurer sous la douche.
C’est le pire moment…
Oui, je pleure toujours sous la douche, avant, je prenais des bains, mais j’ai arrêté.
Vous n’imaginez pas comme on peut être malheureuse dans un bain. Et ceux-là sont interminables. J’y suis restée assez longtemps pour souhaiter ne plus jamais en sortir.
Alors les douches. En tout cas, la salle de bains est le seul endroit où l’on me laisse tranquille, où je peux enfin me poser.
J’attends, je me retiens, je laisse la vapeur s’accumuler et me protéger de l’extérieur.
Et je pleure à gros sanglots. Je sens que mon corps se vide, je regarde l’eau s’écouler ; elle emporte tout : mon sans et mon espoir d’être mère. C’est tout mon intérieur qui pleure, je pleure avec mon ventre autant qu’avec ma tête. En me demandant pourquoi il n’y a pas en moi de place pour un enfant.
Parfois je reste prostrée pendant des heures, à me dire que si je n’arrive pas à donner la vie, c’est comme si j’étais déjà morte.

 

Et celui-ci m’a fait sourire :
J’espère qu’il ne m’a pas vue quand je le guettais, la dernière fois. Quelle panique quand il a levé la tête ! Non, il n’a pas pu me voir, j’étais bien planquée derrière le rideau. Tout ça pour apprendre quoi ? Qu’il a une Twingo noire. Maintenant, à chaque fois que j’en vois une, je sursaute. Je n’avais jamais réalisé qu’il y avait autant de Twingo noires à Paris. Je n’arrête pas de tressaillir. Ca m’épuise. Toute cette agitation me rappelle mes quinze ans, et ça ne peut pas être un bon signe…
… Je suis fatiguée de passer mon temps à penser à lui. De m’endormir en rêvant de lui, de me réveiller en pensant à lui, à tel point que parfois, après une nuit agitée, j’ai presque la nausée. Est-ce que je le veux tant que ça ? Est-ce qu’il serait à la hauteur de mon envie ?
C’est étrange, quand j’essaie de penser à lui objectivement, j’ai un mal fou de me remémorer son visage. A force de le rêver, de le fantasmer, il est devenu irréel.
Pourquoi est-ce que c’est toujours comme ça ? Pourquoi mes désirs m’obsèdent-ils tellement qu’ils finissent par m’écœurer ?

 

archirando en Ariège ! |
le blog pour les paysans |
Anim'METZERVISSE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | tourmenteur
| elodee
| Nos petits compagnons aux l...