Archives pour la catégorie Amélie Nothomb

Ni d’Eve ni d’Adam – Amélie Nothomb

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Ni d’Eve ni d’Adam – Amélie Nothomb 

J’ai déjà eu le plaisir de lire « Stupeur et tremblements », et j’ai énormément apprécié cette biographie d’Amélie Nothomb. Il est donc tout naturel que j’ai eu envie de lire son dernier livre intitulé « Ni d’Eve ni d’Adam » (également biographique), dont l’histoire se déroule à la même période que « Stupeur et tremblements ». Si, dans ce dernier ouvrage, l’auteur nous relate son existence plus que difficile dans la grande entreprise nipponne Yumimoto, avec des humiliations répétées de la part de sa responsable hiérarchique ; dans « Ni d’Eve ni d’Adam », c’est la situation inverse qui se produit, elle reçoit la bienveillance et les faveurs d’un jeune étudiant japonais nommé Rinri, issu d’un milieu aisé, qui a d’abord été son élève, puis est devenu son amant.

« Ni d’Eve ni d’Adam » nous permet d’entrer directement dans la vie quotidienne et l’intimité d’Amélie, depuis sa rencontre avec Rinri jusqu’à la séparation avec celui-ci suite à sa décision de quitter le Japon pour rentrer à Bruxelles. Son style, comme à l’accoutumée, est porté sur l’humour et  elle écrit également avec beaucoup de pudeur. Une fois arrivée à la fin du roman, on a vraiment l’impression de bien la connaître. On apprend notamment qu’elle a une sœur qu’elle adore, ce qu’elle pense au sujet du mariage, mais surtout comment elle réagit dans les histoires d’amour.

J’ai passé un très bon moment avec ce livre, même si j’ai une préférence pour « Stupeur et tremblements ». C’est assez drôle si on faisait une petite comparaison entre ces deux ouvrages, car autant dans la journée, elle subit des méchancetés et sarcasmes dans l’entreprise (elle a même été « madame pipi »), autant le soir, elle devient un sujet de convoitise de la part du jeune Rinri qui est très attentionné envers elle.

Il faut préciser que dans ce présent roman, Amélie Nothomb fait très peu référence à sa vie professionnelle dans la société nipponne. Tout le long du livre, on assiste et on découvre plutôt sa relation amitié-amour avec Rinri : ballades, repas entre amis, visites, notamment du mont Fuji qu’Amélie trouve grandiose et magnifique, etc.

Attentat – Amélie Nothomb

nothomb.jpg        attentatnothomb.jpg  Attentat – Amélie Nothomb

 

Epiphane Otos, jeune homme au physique ingrat et repoussant, est parvenu à faire de sa laideur un véritable métier ; il devient même célèbre. Dans le même temps, il s’éprend d’une belle comédienne portant ce joli prénom d’Ethel qui se montre très aimable à son égard.

De peur de briser cette amitié naissante, Epiphane n’ose pas avouer l’amour qu’il ressent pour Ethel et décide de garder cela secret. En effet, il n’est pas convaincu qu’elle pourrait un jour l’aimer.

Est-il possible qu’une très belle jeune femme puisse tomber amoureuse d’un homme hideux même si les sentiments de ce dernier sont purs ? Les gens peuvent-ils ne regarder que la beauté de l’âme et faire abstraction d’un physique difforme et disgracieux ?

Un thème qui revient régulièrement dans les romans d’Amélie Nothomb : la beauté et/ou la laideur en l’occurrence.

Personnellement, autant j’ai apprécié « Hygiène de l’assassin » (1992) et tout particulièrement « stupeur et tremblements » (1999), autant je me suis un peu ennuyée avec ce roman « Attentat » (1997), excepté les cinq dernières pages.


Hygiène de l’assassin – Amélie Nothomb

hyginedelassassin.jpg Hygiène de l’assassin – Amélie Nothomb

Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, est atteint d’un cancer des cartilages et il ne lui reste plus que deux mois à vivre. Lorsque la nouvelle sur son état de santé est rendue publique, les journalistes du monde entier se battent pour avoir la chance de l’interviewer, mais il n’accordera son temps qu’à cinq journalistes.

Il faut savoir que Prétextat Tach est vieux (83 ans), prétentieux, ignoble, obèse, laid et surtout misanthrope. Les cinq interviews ressemblent davantage à cinq joutes verbales. Il est très fort à ce jeu, il connaît le pouvoir des mots et frappe là où ça fait mal. Pour désarmer ses adversaires, il utilise sans scrupule la cruauté, le cynisme, le sadisme, la grossièreté, le dégoût, et remporte donc les batailles sans difficulté pour les quatre premiers entretiens. Les journalistes partent effrayés et écœurés.

Le plus drôle dans l’histoire est que cet écrivain hait les femmes, et le cinquième journaliste est précisément une femme. Cette dernière, contrairement à ses confrères, a lu toutes ses œuvres et sait admirablement se défendre. Elle va même mener son propre interrogatoire pour trouver ce qu’elle est venue chercher et des secrets enfuis vont être révélés.

« Hygiène de l’assassin » est le premier ouvrage publié d’Amélie Nothomb, composé pour ainsi dire de 99%  de dialogues. Le roman est en même temps original, curieux, voire étrange. Il faut vraiment le terminer pour bien l’apprécier, beaucoup de rebondissements à partir de l’apparition de la journaliste Nina.

Ce livre n’a strictement rien à voir avec le précédent que j’ai lu « Stupeur et tremblements » (voir article), mais j’ai bien aimé celui-ci également.

 

 

Stupeur et tremblements – Amélie Nothomb

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Stupeur et tremblements – Amélie Nothomb

Amélie Nothomb possède un admirable sens de l’autodérision dans ce magnifique ouvrage « Stupeur et tremblements », et je ne suis guère étonnée que ce dernier ait été récompensé par le « Grand prix du roman de l’Académie française ».

A travers les lignes de ce récit, Amélie partage avec nous son expérience d’une année dans la prestigieuse compagnie japonaise Yumimoto, elle y a été embauchée en 1990 en qualité d’interprète, langue qu’elle maîtrise. Mais son supérieure hiérarchique directe, la très intrigante et fière Mademoiselle Mori, lui confie que des tâches de plus en plus dégradantes à accomplir, dans le but de la pousser à la démission. On arrive au stade où Amélie suppose qu’elle ne pourrait forcément pas tomber plus bas, mais c’est mal connaître sa tortionnaire. Malgré des humiliations constantes, Amélie tient bon et accepte sans broncher ses nouvelles affectations, et la toute dernière est celle de nettoyer les toilettes ; la soumission s’installe alors.

On peut croire que l’héroïne possède une certaine force intérieure, d’une part pour résister ainsi à la loi redoutable et codifiée du monde des entreprises japonaises dans lequel il faut respecter à la lettre la hiérarchie ; et d’autre part pour pouvoir parvenir à se créer une sorte de bulle protectrice dans laquelle elle réfugie des vexations subies.

Heureusement qu’Amélie Nothomb a un incomparable sens de l’humour et surtout de l’autodérision pour faire face à des situations tellement absurdes et saugrenues.

Pour ma part, je n’aurais jamais envie d’aller travailler au Japon emoticone.

 

Adaptation cinématographique

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Syvie Testud & Kaori Tsuji

dans les rôles respectives d’Amélie et Mademoiselle Mori

 

 

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