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Le journal d’Anne Frank

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Anne Frank avait débuté son journal intime le jour de ses treize ans, le 12 juin 1942. Le carnet était un de ses cadeaux d’anniversaire. Le 1er août 1944, elle l’utilisait pour la dernière fois sans le savoir, car trois jours plus tard, elle et sa famille allaient être capturées par les nazis, ainsi que leurs amis qui se cachaient avec eux. Ils étaient huit en tout : Anne, ses parents, sa grande sœur Margot, M. et Mme Van Daan et leur fils Peter, et enfin Dussel, le dentiste. Tout laissait croire qu’ils avaient été dénoncés, notamment par le nouveau magasinier.

Anne Frank avait vécu durant plus de deux ans dans l’Annexe (c’est en fait une partie du bâtiment qui abritait les bureaux d’Otto, il l’a aménagé un espace pour cacher sa famille). Grâce à des amis intimes et confiants (Kugler, Kleiman, Bep, Miep et son mari Jan), les clandestins avaient pu vivre correctement, car leurs protecteurs leur fournissaient les vivres et les vêtements. Ils étaient enfermés, certes, mais ils avaient à manger, et surtout ils étaient en sécurité comparant à d’autres Juifs qui se faisaient déporter vers les camps de concentration et d’extermination.

Anne avait considérablement mûri en deux ans, voire transformée : elle était passée d’une petite fille insouciante à une adolescente réfléchie. Elle avait atteint une grande maturité pour son âge, c’était une fille intelligente et cultivée, elle ne restait jamais inactive intellectuellement, elle lisait énormément et travaillaient les langues avec l’aide de son père. A quinze ans, elle savait déjà ce qu’elle aimerait exercer comme métier, devenir journaliste et écrivain. Un historien disait que c’était un gros gâchis qu’elle ait disparu car elle était réellement une fille brillante et talentueuse dans l’écriture.

Durant l’enfermement, elle confiait à son journal le quotidien des habitants de l’Annexe, ce qu’ils faisaient, ce qu’ils mangeaient, elle racontait les habitudes de chacun et chacune, leurs qualités, leurs défauts, leurs mécontentements, leurs disputes, elle avait un sens aigu de l’observation et de la critique. Elle nous racontait ses abois, ses espoirs, ses joies, ses peines, et ses sentiments pour Peter… Elle relatait également ce qui se déroulait à l’extérieur de leur cachette, les déportations et tout le reste. Malgré ce qui se déroulait, elle gardait foi en l’avenir et espérait le débarquement des Alliés.

A travers les écrits d’Anne, on apprend ce qui s’était passé en 1942-1944 à Amsterdam, mais on ne se sent pas spécialement dans ces événements car sa famille était en sécurité. La lecture peut paraître lassante par moment car leur quotidien était assez répétitif. En revanche, à la fin de l’ouvrage, on prend connaissance des détails de leur capture, et à partir de là on ressent du stress et on se sent très affligés.

Nous savons tous plus ou moins ce qui allait advenir d’Anne et de sa famille. En effet, parmi les huit clandestins, tous ont été en centre de concentration, et seul Otto Frank avait survécu. Cette fin m’a bien attristée. Si Miep n’avait pas récupéré et caché le journal intime d’Anne et si Otto n’avait pas tout fait pour faire publier le journal de sa fille, nous n’aurions jamais connu leur histoire, ni Anne.

 

 

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