Archives pour la catégorie FICHE DE LECTURE

Bel Ami – Guy de Maupassant

Bel Ami - Guy de Maupassant dans Guy de Maupassant bel-ami-181x300Bel Ami – Guy de Maupassant

Après son armée en Algérie et dans l’espoir de faire fortune un jour, le jeune provincial Georges Duroy s’installe alors à Paris. Il vivote grâce à son emploi aux bureaux du chemin de fer. Sa condition de vie est plus que modeste, il a tout juste de quoi se nourrir et habite dans un endroit sale et miteux.

Le destin l’a mis sur le chemin d’un ancien camarade de l’armée, Forestier, et cette rencontre va changer sa vie. En effet, Forestier est responsable de la rubrique politique du journal La Vie Française et il l’a fait embaucher pour l’assister. L’épouse de Forestier, Madeleine, femme belle et intelligente, qui d’ailleurs, ne laisse pas Duroy indifférent, initie le jeune homme au métier de journalisme.

L’ambition va pousser Georges à devenir manipulateur, il saura se montrer adroit, habile, malin et saisira toutes les opportunités qui se présentent à lui pour obtenir de l’argent et les femmes, et pas n’importe lesquelles, les « femmes du monde », c-à-d celles qui sont belles et distinguées, celles qui ont de la classe et surtout qui ont une bonne position, celles qui pourraient contribuer à la réalisation de ses projets personnels. Il sait qu’il a de l’attrait auprès d’elles et il usera sans modération de ses charmes. La séduction est innée chez lui, Duroy est un homme à femmes, et ainsi par leur intermédiaire, ce fils de paysans va se hisser petit à petit vers le sommet de la société française et se faire un nom.

Guy de Maupassant a très bien peint un petit tableau de la société française de la fin du 19ème siècle en mettant en scène un jeune homme à la base naïf et innocent qui, par la force de sa volonté et aussi grâce à de la chance, est parvenu à ses fins, en l’occurrence devenir riche. L’auteur décrit les soirées mondaines parisiennes, les petites corruptions « politiques » par rapport à l’Algérie, les infidélités des épouses, etc. A cette époque, on ne se marie pas par amour, mais plutôt par intérêt. Malgré une écriture à l’ancienne, le roman se lit et se comprend très facilement, autant la structure et le style utilisés que le vocabulaire employé. Il manque de l’action dans cette fiction, mais cela n’empêche pas que l’intérêt demeure tout au long du récit et capte l’attention du lecteur. Etant donné que j’ai vu le film « Bel Ami » avant de lire le roman, du coup, je visionne le personnage de Duroy sous le bel allure de l’acteur Robert Pattinson :-) Les actrices qui représentent les 3 rôles féminins assurent aussi et sont très belles, dont Uma Thurman.

Tome 5 : L’enfant allemand – Camilla LÄCKBERG

Tome 5 : L’enfant allemand – Camilla LÄCKBERG dans Camilla LÄCKBERG coverTome 5 : L’enfant allemand – Camilla LÄCKBERG

 

Si vous avez lu les 4 premiers tomes des aventures d’Erica Falk et de Patrik Hedström, vous savez alors qu’Erica décrivait toujours sa maman Elsy comme étant une personne qui n’avait jamais exprimé d’amour, de tendresse, ou quelques sentiments que ce soit de ce genre à sa petite sœur Anna et à elle, et ce jusqu’à sa mort (et leur père avec) dans un accident de voiture.

Erica a trouvé dans un petit coffre qui appartenait à Elsy, des journaux intimes et une médaille nazi enveloppée dans un bout de tissu imprégné de sang. Surprise et intriguée à la fois, elle décide rapidement d’entamer des recherches pour découvrir le passé de sa maman dans le but de mieux la connaître, et comprendre pourquoi elle était devenue quelqu’un de si froid et distante. Les personnes qui l’avaient côtoyée et fréquentée de près, tous la décrivaient comme plutôt une personne très douce, gentille et prévenante, ce qui rend davantage Erica très perplexe, car elle n’a jamais vu ce trait de caractère de sa mère.

Cette médaille nazi de sa mère, Erica l’a remise à Erik Frankel, dans les 80 ans, qui avait été professeur d’histoire et surtout il était passionné de la seconde guerre mondiale et pour les objets nazi qu’il collectionnait. Et il se trouve que, bizarrement, quelques jours après avoir rencontré Erica, Erik Frankel a été assassiné dans sa bibliothèque. Y-a-t-il un lien ?

J’aime de plus en plus Camilla Lackberg, sa façon d’écrire, son style de faire des vas-et-viens entre le présent et le passé dont seul le dénouement nous donne l’explication pour comprendre le liens entre les différents personnages. Elle sait mener d’une main de maître les intrigues qui nous plongent totalement dans ses romans. De plus, comme c’est une série, on aime retrouver les mêmes protagonistes dont les noms nous sont si familiers aujourd’hui : Erica et Patrik bien sur, mais aussi Melberg, Martin, Annika, Anna, ou encore Dan. On découvre dans chaque nouveau récit des personnes attachantes comme Axel Frankel et son frère d’Erik, Britta, Frans, sans oublier Elsy, qu’on découvre enfin qui elle était et on trouve que la vie avait été si injuste envers elle. On en dirait autant pour Frans qui avait mérité un autre destin que celui qu’il avait connu.

J’ai déjà hâte de découvrir la suite, le tome 6 : « La sirène ». On sait juste que « la sirène » est le titre d’un livre que Christian, le bibliothécaire qui aide Erica dans ses recherches, est en train d’écrire. On constate aussi qu’il n’aime pas qu’Erica aborde ce sujet !

 

Tome 4 : L’oiseau de mauvais augure – Camilla LÄCKBERG

Tome 4Tome 4 : L’oiseau de mauvais augure - Camilla LÄCKBERG dans Camilla LÄCKBERG cover1 : L’oiseau de mauvais augure – Camilla LÄCKBERG

Il y a de l’agitation à Tanumshede, car en effet, la production d’une téléréalité « Fucking Tanum », s’installe dans la commune et cela crée un de ces bazars avec des jeunes des environs qui se déplacent pour voir leurs candidats préférés. Patrik et son équipe assurent la sécurité et sont donc très occupés par rapport à l’événement, d’autant plus qu’un drame va avoir lieu : un des six participants à « Fucking Tanum » va être assassiné. Par ailleurs, Marit Kaspersen a été retrouvée sans vie dans sa voiture, avec à côté d’elle une bouteille de vodka vide. Mais visiblement, ce serait plutôt un crime, car ce n’est pas l’accident lui-même qui a causé la mort de la conductrice. En parallèle, le commissariat de Tanumshede accueille une nouvelle recrue, Hanna Kruse, qui remplace Ernst Lundgren licencié récemment. Elle semble être une policière compétente et surtout ambitieuse. Elle est mariée à Lars, psychologue, qui assure les entretiens avec les participants du jeu.

Côté privé, Erika prépare son mariage avec Patrik avec l’aide précieuse de sa sœur Anna qui s’est installée chez eux avec les enfants suite à la tragédie. Patrik, trop pris par son travail, se montre très peu présent pour les préparatifs.

Camilla Lackbeg signe ce 4ème tome des aventures d’Erika et de Patrik : « L’oiseau de mauvais augure ». Et comme à l’accoutumée, on ne s’ennuie jamais avec ses romans. L’auteur met en scène cette fois-ci, un jeu de téléréalité, nouveau phénomène de société, avec des jeunes en quête de célébrité, elle nous montre un peu l’envers du décor. On remarquera la particularité des histoires de Camilla, c’est qu’elle raconte ce qui se passe au présent avec des flash-backs du passé. Et c’est seulement au dénouement qu’on découvrira le véritable lien entre certains personnages.

L’intrigue est très bien construite, et il y a toujours des rebondissements au cours du récit, ce qui relance constamment l’intérêt. Le roman est facile à lire et il est conseillé de noter le nom des personnages au fur et à mesure si on ne veut pas s’y perdre. On notera que les participants du jeu sont plus ou moins meurtris chacun à leur façon, comme Jonna qui se taillade les bras car elle souffre de l’indifférence de ses parents pourtant médecins, Barbie qui se retrouvait orpheline très jeune, ou encore Calle, fils à papa, il a de l’argent à gogo, mais n’a jamais surmonté l’épreuve de la perte de sa mère qui s’était suicidé à cause de son père, etc.

 

 

Tome 3 : Le tailleur de pierre – Camilla LÄCKBERG

Tome 3 : Le tailleur de pierre - Camilla LÄCKBERG dans Camilla LÄCKBERG coverTome 3 : Le tailleur de pierre – Camilla LÄCKBERG

 

Strömstad, 1923, Anders Andersson, tailleur de pierre de 28 ans, va faire la connaissance d’Agnes pour le meilleur, mais surtout pour le pire… Agnes est très belle, mais aussi très égoïste et gâtée par son père. Elle obtient toujours tout ce qu’elle désire, ou presque, et elle n’hésite jamais à user de son charme pour parvenir à ses fins. Sa devise : la fin justifie les moyens… Elle n’a aucune morale, aucun scrupule.

De nos jours :

Patrik Hedström a une nouvelle enquête sur les bras et cette fois, la victime est une petite fille de 7 ans, Sara, fille de Charlotte et de Niclas. Sara a été noyée dans une baignoire avant d’être jetée à la mer. Patrik ne comprend pas qu’on puisse s’en prendre à une enfant, c’est abject ! Avec l’aide de son collègue Martin Molin et le reste de l’équipe du commissariat de Tanumshede, Patrick travaille laborieusement et découvre au fur et à mesure que les personnes qui gravitent autour du couple ne donnent pas le meilleur exemple de l’être humain, comme entre autres Kaj Wiberg, ou Lilian Florin, la voisine d’en face ; d’autres sont bornés et vieux jeux comme Arne, bedeau à Fjällbacka et père de Niclas.

Une fois de plus, Camilla Läckberg assure avec ce 3ème tome de la série des aventures d’Erica Falck et de Patrik Hedström intitulé « Le tailleur de pierre ». Elle a su mener l’intrigue d’une main de maître et le lecteur savoure chaque moment de son thriller. On n’a pas le temps de s’ennuyer et il y a tout le temps du rebondissement tout le long du récit. La panoplie de personnages imaginés par l’auteur est des plus intéressants, et il est très difficile de deviner qui est le meurtrier avant le dénouement. Plus de 70 ans séparent l’histoire d’Agnes et d’Anders avec la mort de Sara. Pourtant il y a bien un lien qu’on découvrira qu’à la fin du roman.

Dans ce tome 3, Erica et Patrik ont une petite fille de 2 mois nommée Maja. Alors que le papa passe le plus clair de son temps au commissariat, Erica prend son mal en patience et s’occupe comme elle peut de son bébé, tout en essayant d’être présente également pour son amie Charlotte qui pleure la perte de Sara.

« Le tailleur de pierre » aborde des sujets sérieux comme le « syndrome d’Asperger » dont le jeune Morgan Wiberg (fils de Kaj et Monica) est atteint, la violence conjugale, ou encore la pédophilie.

On ne peut se lasser des livres de Camilla Läckberg.

 

Tome 2 : Le Prédicateur – Camilla LÄCKBERG

Tome 2 : Le Prédicateur - Camilla LÄCKBERG dans Camilla LÄCKBERG prédicateurTome 2 : Le Prédicateur – Camilla LÄCKBERG

 

« Le prédicateur » est le tome 2 des aventures d’Erica Falck et de Patrik Hedström. Tous deux attendent avec impatience un heureux événement pour très bientôt. Mais en attendant, Patrik a du pain sur la planche. En effet, il est appelé en urgence pour résoudre une affaire de meurtre. A la Brèche du Roi, on a découvert le corps sans vie de Tanja, une touriste allemande. Patrik mène donc l’enquête avec l’aide de ses meilleurs coéquipiers Martin et Annika en qui il a une totale confiance. Tous travaillent très dur pour identifier l’assassin de Tanja et ce dernier serait très probablement aussi l’auteur de l’enlèvement de la petite Jenny Möller, disparue sans laisser de traces.

L’intrigue du roman se repose entièrement sur la famille « Hult », c’est une histoire un peu compliquée, certes, mais elle est très captivante. Ephraïm Hult, célèbre prédicateur évangélique et propriétaire du plus riche domaine de la région, était le père de Gabriel et de Johannes. Aujourd’hui, la famille Hult se divise en deux clans et s’affrontent. D’un côté, il y a les riches qui sont Gabriel, sa femme Laini, leurs enfants Jacob et Linda, et Marita l’épouse de Jacob. De l’autre côté, il y a les pauvres qui sont Solveig, ancienne Miss, mais à présent obèse, et ses deux fils très connus du service de police, Robert et Johan. Que s’est-il passé pour que cette famille se déchire ainsi et que la moitié se retrouve sans le sou ?

Une fois de plus, Camilla Lackberg m’a captivée avec son thriller, elle m’a entraînée dans les péripéties d’Erica et de Patrik, je ne me suis pas ennuyée un seul instant et surtout pas avec la saga familiale « Hult ». Le récit est très bien écrit avec une touche d’humour comme par exemple Solveig qui passe ses journées à feuilleter ses albums avec des photos d’elle lorsqu’elle était jeune et belle ; on rigole de la paresse d’Ernst, le policier incompétent et irresponsable, le commissaire Mellberg qui, au lieu de s’occuper de l’enquête, préfère se concentrer dans la recherche d’une femme Russe par correspondance ;-) Ou encore les proches « parasites » sans-gênes d’Erica et de Patrick qui cherchent surtout à s’offrir du bon temps dans une belle maison touristique. Sinon, Robert et Johan m’ont beaucoup touchée, ils ont l’air un peu perdus et sans avenir, et Anna qui ne sait pas faire un bon choix au niveau de ses partenaires.

J’ai lu « Le Prédicateur » avec beaucoup de plaisir, Camilla Lackberg ne s’aventure pas dans des descriptions inutiles, et j’ai hâte de découvrir le tome 3, « Le tailleur de pierre ».

 

Natascha Kampusch – 3096 Jours

Natascha Kampusch - 3096 Jours dans Natascha Kampusch Cover-186x300Natascha Kampusch – 3096 Jours

 

Nous connaissons tous la terrible histoire de Natascha Kamppusch : cette Autrichienne allait à l’école seule pour la 1ère fois lorsqu’elle fut kidnappée le 2 mars 1998 par Wolfgang Priklopil (elle avait 10 ans), et avait réussi à se sauver 8 ans et demi plus tard, précisément le 23 août 2006. Elle avait passé 3 096 jours auprès de son ravisseur, un chômeur, ancien employé de Siemens, qui s’était suicidé en sautant dans un train après la fuite de sa victime.

Natascha se plonge dans son horrible passé afin de nous raconter ce qui lui était réellement arrivé à la suite de son enlèvement et nous relate sa vie enfermée dans le petit cachot de 5 m2 dissimulé au sous-sol de la maison du ravisseur durant de si longues années. C’est un témoignage indéniablement poignant et bouleversant, on a du mal à s’imaginer être à sa place tellement on ne peut concevoir l’idée, ne serait-ce qu’une seconde, de vivre de la même façon dont elle avait vécue, les violences qu’elle avait subies physiquement et moralement. Si dans un premier temps, Wolfgang Priklopil accédait à ses demandes en lui donnant ce qu’elle souhaitait : bonbons, gâteaux, crayons pour dessiner, etc. Dans un deuxième temps, il devenait une brute envers Natascha : il l’humiliait, la battait, la privait des repas, la faisait travailler comme une esclave… Il recherchait la domination, mais en même temps aussi de l’affection. C’était un peu paradoxal.

Malgré les sévères brimades, Natascha a aussi voulu nous montrer un autre visage de Wolfgang Priklopil : elle s’était attachée à lui du fait qu’elle ne voyait aucun autre être humain durant ses années de captivité. Et elle réfute qu’on puisse résumer sa situation à l’expression : « syndrome de Stockholm » –> « Les regards dont on accompagne ce terme employé à tort et à travers ont beau être pleins de pitié, l’effet est cruel : la victime est victime pour la deuxième fois, on lui retire la mainmise sur l’interprétation de son histoire et on transforme ses expériences les plus importantes en aberrations dues à un syndrome »… « Le rapprochement avec le ravisseur n’est pas une maladie. Se créer un cocon de normalité dans le cadre d’un crime n’est pas un syndrome. Au contraire. C’est une stratégie de survie dans une situation sans issu… ».

Beaucoup de gens ne l’avaient pas comprise quand on l’entendait parfois parler du ravisseur sur un ton de sympathie, et je faisais partie de ces personnes justement. Aujourd’hui, je la comprends mieux après avoir lu ton témoignage. Ce qui m’a le plus touchée était le fait que ses parents lui manquaient cruellement, un enfant se sent désœuvré sans l’amour et la protection de ses parents. Elle voulait qu’ils sachent qu’elle était toujours vivante, mais cela était impossible…

Natascha Kampusch est une femme courageuse et surtout très intelligente. Elle a du apprendre à survivre dès l’âge de 10 ans loin de ses proches, loin de ses semblables et à la merci d’un criminel malade mental. Elle a su résister à une pression psychologique permanente et forte. Sans sa volonté de liberté et son optimisme, elle n’aurait certainement pas survécu et encore moins pu s’enfuir. J’espère qu’elle parviendra à être heureuse et avoir un avenir malgré ce fardeau, mais lorsqu’on a vécu l’enfer, il est difficile de tomber plus bas. Je lui souhaite une très bonne continuation dans la vie, de la réussite et du bonheur.

 

Tome 1 : La Princesse des glaces – Camilla LÄCKBERG

Tome 1 : La Princesse des glaces - Camilla LÄCKBERG dans Camilla LÄCKBERG 9782742775477Tome 1 : La Princesse des glaces – Camilla LÄCKBERG

Le récit se déroule à Fjällbacka, une petite localité sur la côte ouest suédoise, devenue aujourd’hui un lieu très touristique en été. Alexandra Wijkner, ancienne amie d’enfance d’Erica Falck, est retrouvée morte dans sa baignoire, avec les veines tailladées. On voulait maquiller cela en suicide, mais la police a vite compris qu’il s’agissait en fait d’un meurtre. De plus, l’autopsie va révéler qu’Alexandra était enceinte de trois mois, alors qu’elle et son mari, Henrik Wijkner, n’a plus de vie de couple depuis x temps… Sous la direction du commissaire Bertil Mellberg, Patrik Hedström va être chargé de l’enquête. C’est dans le cadre de son travail que ce dernier aura l’agréable surprise de revoir celle dont il a toujours été amoureux depuis qu’il était enfant. Ces retrouvailles vont permettre à eux deux de mieux se connaître.

Les parents d’Alexandra, Birgit et Karl-Erik Carlgren, sollicitent Erica pour la rédaction d’une nécrologie sur leur fille, étant donné que celle-ci est écrivain. C’est ainsi qu’Erica va, elle-aussi, effectuer ses petites recherches personnelles afin de récolter des informations utiles pour la réalisation de son futur livre. Elle va découvrir qu’il y existe secrets bien dissimulés à Fjällbacka, des secrets qui n’attendent que d’être révélés au grand jour.

« La Princesse des glaces », le tome 1 des aventures d’Erica Falk, est assez captivant, il a une bonne intrigue, se lit facilement, et dispose de nombreux personnages intéressants : on note l’arrogante et riche Nelly Lorentz et son fils adoptif Jan qu’elle ne semble pas aimer ; on ressent de la compassion Anders Nilsson, le peintre alcoolo ; Vera, la maman d’Anders qui semble être une femme authentique et courageuse, elle pauvre mais fière. Le paresseux commissaire Mellberg qui apporte un peu d’humour dans ce thriller. Le personnage le plus détestable reste pour moi Lucas Maxwell, c’est un violent qui bat sa femme Anna. Il y a Julia, la mystérieuse petite sœur d’Alex qui reste un peu en retrait. Bref, c’est un vrai méli-mélo familial.

Les différents liens entre ces protagonistes font qu’on a tendance à soupçonner tout le monde, ils sont presque tous susceptibles de tuer Alex. Méfiez-vous des maisonnées qui semblent être trop calmes, les apparences sont trompeuses. J’ai hâte de lire la suite de la série, le tome 2 qui s’intitule « le Prédicateur ».

 

 

La nièce d’Hitler – Ron Hansen

La nièce d’Hitler – Ron Hansen dans Ron Hansen niece1La nièce d’Hitler – Ron Hansen

 

« Cet ouvrage est une fiction basée sur des faits, je suis resté fidèle à l’histoire de la période aussi souvent que possible, et particulièrement dans le cas d’Hitler ». Il raconte la vie d’Adolf Hitler auprès de sa nièce Angelika Raubal (dit Geli). Le récit est davantage porté sur la vie privée d’Hitler que sur les horreurs que nous connaissons de lui, en l’occurrence les camps de concentration, le génocide… Même s’il avait été marié à Eva Braun (tardivement), la femme qu’il avait réellement aimé était sa nièce. Il était amoureux de Geli en quelque sorte. La 1ère fois qu’il avait vu Geli, c’était le jour de son baptême, Hitler avait 19 ans, pauvre et sans le sou. Il l’avait revue deux à trois reprises quand il allait rendre visite à sa famille. Et c’était seulement bien plus tard quand elle faisait ses études à Munich, et qu’il l’avait pris sous son aile qu’il avait vraiment commencé à la connaître, à la découvrir. Geli était sa source d’inspiration, de quiétude… Avec elle il pouvait être lui-même. Elle l’appelait oncle Adolf. Il l’emmenait partout avec lui, à l’opéra, au cinéma, aux dîners, à ses conférences Nazi, etc.

On peut diviser cette biographie-fiction en deux parties. La 1ère partie aborde la famille et ses différents membres, son père Aloïs, fonctionnaire, strict et autoritaire, sa mère Klara (une photographie d’elle a suivi Hitler durant toute sa vie, accrochée au-dessus de son lit), sa demi-soeur Angela de 6 ans son aîné  (mère de Geli), sa soeur Paula, Léo Junior, frère de Geli, etc. Mais cette 1ère partie raconte et explique aussi (et surtout) la formation et la monté du mouvement Nazi (parti national-socialiste des ouvriers allemands – NSDAP), parle de l’exceptionnel talent orateur d’Hitler et la façon dont il savait séduire le peuple et le convaincre.

Et c’est dans la seconde partie du livre que Ron Hansen introduit vraiment Geli et sa relation très privilégiée avec son oncle déjà célèbre. C’était une fille gentille, douce et intelligente. Elle aspirait simplement à une vie tranquille et de pouvoir s’amuser comme tous les jeunes gens de son âge. Mais lorsqu’on était la nièce d’Hitler, on ne pouvait avoir une vie normale. Elle ne s’intéressait guère à la politique et ne se considérait pas faire partie du mouvement Nazi. Elle sortait avec le bel Emil Maurice, le chauffeur d’Hitler, avec l’approbation de ce dernier bien entendu.
« La nièce d’Hitler » est un livre relativement facile à lire, dans le sens où le sujet sur les camps de concentration n’est pas abordé, on n’est donc pas « secoué » par des atrocités. Par contre, on apprend que la vente de Mein Kampf  progressait rapidement d’année en année. On apprécie beaucoup Geli et aussi sa maman Angela, qui était une femme courageuse, elle travaillait durement pour subvenir aux besoins de la famille, avant de « travailler » pour son demi-frère. Gravitent autour d’Hitler ses plus proches collaborateurs : Rudolf Hess, Heinrich Himmler, Hermann Göring, Alfred Rosenberg, Joseph Goebbels, Putzi Hanfstaengl, Heinrich Hoffman…

Cet ouvrage me donne envie de lire encore plus de livres sur les personnages importants de l’histoire.

 

 

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