Archives pour la catégorie FICHE DE LECTURE

La tentation de l’oubli – Belva Plain

tentation.jpgLa tentation de l’oubli – Belva Plain

Trois jeunes femmes, inséparables du temps de l’université, vont suivre chacune une destinée fort différente. Si Cécile, venant d’une famille aisée, se marie très prochainement avec Peter, Norma, quant à elle, avec son lourd handicap physique qui la complexe énormément, pourra-t-elle un jour s’accepter et trouver l’amour ou devra-t-elle rester célibataire tout sa vie durant ? Enfin, pour la ravissante Amanda, la plus belle des trois amies, rêve d’un beau mariage qui la ferait sortir de sa très modeste origine sociale.

Des actes répréhensibles et irréparables vont bientôt être commis par l’une d’entre elles. Cela provoquera des conséquences terribles qui bouleverseront l’existence des trois jeunes femmes, mais également de leur entourage, notamment leur famille proche. La forte amitié qui les unit depuis l’université sera-t-elle suffisamment solide pour surmonter ces rudes épreuves de la vie ?

J’ai vraiment aimé lire ce roman de Belva Plain, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde du début jusqu’au dénouement. L’histoire est vraiment intéressante du point de vue « relations humaines » entre les différents personnages. On constate une fois que plus que l’amour passionné peut effectivement entraîner des ravages fâcheux et regrettables. Ce genre de sentiments triomphe souvent sur la raison et fait perdre le bon sens aux personnes concernées.

Par ailleurs, j’ai toujours été convaincue que pour être heureux en amour, il est obligatoirement nécessaire que les sentiments ressentis dans un couple soient réciproques, et que malheureusement, choisir un mari qui possède de l’argent, de la richesse, ne suffit pas pour contribuer à son bonheur, bien loin de là.

« La tentation de l’oublie » se lit très facilement, les événements et les rebondissements s’enchaînent vite, l’auteur donne la parole parfois à l’une ou à l’autre des trois héroïnes qui nous permet de saisir la position de chacune et de se mettre à leur place pour mieux les comprendre.

Cet ouvrage me donne envie de lire « Le secret magnifique », autre roman du même auteur que je possède déjà, mais que je n’ai pas encore pris le temps d’en prendre connaissance.

 

Promesse – Belva Plain

promesse.jpgPromesse  – Belva Plain

Margaret Crane croyait vivre dans un total bonheur auprès de ses trois enfants, Megan, Julie et Danny, et de son mari Adam qu’elle aime d’ailleurs plus qu’elle-même. Celui-ci représente toute sa vie, alors évidemment, lorsqu’elle découvre un jour que ce dernier entretient une relation extraconjugale avec Randi, c’est une tristesse immense et un profond désarroi qui s’emparent d’elle. Ce sont dix-huit années de mariage qui partent en fumée, sans compter l’humiliation…

« Promesse » aborde surtout le problème d’adultère dans son sens le plus absolu : la trahison d’un mari envers sa femme, les soucis qu’il rencontre à mener une double-vie et la détresse de l’épouse bafouée. Au final, rongé par la culpabilité, on se demande si le mari est vraiment heureux dans cette situation. J’ai réalisé l’ampleur du désastre pour les épouses qui apprennent de telles nouvelles, c’est terrible, car leur monde s’écroule d’un coup : pas seulement pour elles-mêmes, mais également  pour les enfants, car quelque soit leur âge, ils en sont fort affectés. J’ai vraiment apprécié l’attitude de Margaret, courageuse et volontaire qui garde la tête haute malgré la douleur ressentie de façon incessante, elle doit continuer à vivre pour ses enfants. Personnellement, je conçois qu’Adam puisse tomber amoureux, mais il serait plus loyal et honnête d’avouer la vérité à sa femme avant d’entamer une relation avec Randi, ce serait déjà plus respectueux et moins lâche.

L’auteur nous montre également l’autre côté du miroir, avec le personnage Nina, jeune femme proche d’Adam et de Margaret, qui fréquente un homme marié. Amoureuse, elle croyait tout ce que Keith lui promettait jusqu’au jour où la vérité éclate. Cette relation l’a fait grandir. Adam aussi va finir par découvrir une vérité au dénouement, mais pour lui, la situation est irréversible et irréparable. Quel gâchis !

Le sujet semble commun et pourtant, on ne s’ennuie pas une seconde et on se laisse plonger entièrement dans le récit très réaliste. Les personnages comme Margaret, Fred Davis, Nina, ou encore les enfants sont vraiment attachants. Bizarrement, même Adam, on l’aime bien malgré ses erreurs. En revanche, on a du mal à digérer la présence de Randi.

Belva Plain signe ici un excellent roman avec une belle écriture située entre le moderne et le classique. On note qu’elle emploie un très bon français : vocabulaire utilisé, composition des phrases. Le rythme soutenu du roman et les évènements qui s’enchaînent vite rend la lecture très plaisante. J’ai adoré « Promesse » avec une narration donnée à tour de rôle parmi les personnages principaux.

La vie Crumble – Valérie McGarry

laviecrumble.jpgLa vie Crumble  – Valérie McGarry

L’histoire se déroule à Paris dans le cinquième arrondissement. Virginie, 34 ans, directrice de publicité, aurait pu être heureuse avec son mari Antoine et ses deux petites filles, Chloé et Capucine, mais elle ne l’est pas tout à fait. Issue de la bourgeoisie, cette famille est peut-être à l’abri des besoins, mais pas à ce que nous appelons aujourd’hui la routine. En effet, derrière cette image d’un couple idéal, Virginie et Antoine, après 10 ans de mariage, traversent une période de turbulences. Si Virginie soupçonne son mari d’avoir une maîtresse, elle-même semble s’ennuyer amèrement auprès de celui-ci… 

« La vie Crumble »  est un roman complètement moderne, employant un vocabulaire de notre quotidien, ce qui nous permet de nous identifier immédiatement autant dans la narration que dans les dialogues. La narratrice principale est Virginie, mais l’auteur donne aussi la parole à son mari Antoine en alternant de nombreux passages « antoine.doc », une sorte de carnet intime. 

Valérie McGarry aborde ici avec humour et surtout avec beaucoup de réalisme le mariage au 21ème siècle : après les premières années de bonheur, le couple évolue progressivement vers l’indifférence, l’homme et la femme n’ont plus de sujets de conversation et se côtoie que par habitude. C’est assez triste de constater que le temps et le quotidien peuvent être aussi destructeurs. Est-il possible de garder les mêmes émotions des premiers jours et conserver une relation de qualité malgré le temps qui s’écoule ? Choisira-t-on d’assumer complètement l’adultère et quitter le cocon familial ou bien rester dans le confort rassurant du mariage malgré tout ? 

J’ai vraiment bien aimé ce roman qui met aussi en scène d’autres personnages secondaires tout aussi attachants et qui nous font rire comme Lulu, l’amie de Virginie qui saute d’un homme à un autre ; Lola, la voisine moche et célibataire qui cache bien son jeu ; ou encore Marie-So, la belle sœur de l’héroïne, que cette dernière déteste d’ailleurs. Mais ce sont les petites Chloé et Capucine que je préfère, car elles sont vraiment trop mignonnes. 

J’ai lu avec beaucoup de plaisir « La vie Crumble ».

 

Du même auteur : L’horloge bio

 http://lovelylavie.unblog.fr/2008/03/17/lhorloge-bio-valerie-mcgarry/

Rendez-vous à Kerloc’h – Françoise Bourdin

kerloch.jpgRendez-vous à Kerloc’h  – Françoise Bourdin

Loïc Le Marrec, biologiste talentueux, vient de subir un divorce difficile suite auquel il se retrouve dépouillé de tous ses biens, excepté sa super voiture. Mais pire encore pour lui est de constater que son ex femme monte leur fils Pierre contre lui. Il décide alors de rentrer au bercail en Bretagne pour se ressourcer auprès de sa famille. Si ses trois frères et sœur, Tristan, Yann et Gaëlle, l’accueillent à bras ouverts, en revanche, son père Artus qui ne l’a jamais aimé depuis sa plus tendre enfance, continue à le rejeter. Pourquoi est-ce que celui-ci le déteste à ce point ? Et comment va se dérouler cette cohabitation forcée ?

J’ai vraiment bien apprécié « Rendez-vous à Kerloc’h » de Françoise Bourdin qui signe ici encore une saga familiale vraiment sympa, on ne s’ennuie pas une seconde avec les secrets de famille et les mystères bien dissimulés depuis de très nombreuses années qui n’attendaient qu’à être dévoilés.

L’auteur nous propose une palette très variée au niveau des caractères, rendant ainsi le roman fort intéressant : certains têtus et intransigeant comme Artus, d’autres influençables comme Yann ou effacé comme Elias, d’autres encore qui osent soutenir leur opinion comme Tristan, Gaëlle, mais surtout Loïc.  J’ai bien aimé également la métamorphose psychologique de Pierre tout au long du récit.

Les personnages sont vraiment attachants, notamment Loïc bien sûr, mais aussi les seconds rôles. Quant au patriarche Artus, c’est une personne à part, issu de la vieille école, il est fier de ses ancêtres et de ses terres, il règne en maître sur ses exploitations agricoles et se montre protecteur envers ses enfants, excepté Loïc envers qui il n’exprime que de l’hostilité et du mépris. Est-ce parce que Loïc est le seul à bouder l’exploitation agricole ? Il est regrettable de constater qu’Artus aurait pu être un homme heureux s’il s’était montré plus souple et conciliant. Parfois, il faut savoir mettre l’orgueil de côté !

Un roman bien de chez nous, dont l’histoire se déroule en Bretagne sur le domaine de Kerloc’h, un manoir-ferme, élégant mais austère, comme il en existe beaucoup en Cornouaille et en Morbihan, avec Artus qui s’occupe de la moisson, secondé par Yann, Tristan du bois et Gaëlle des pommes pour produire du cidre.

 

Oliver Twist – Charles Dickens – Level 4

olivertwist.jpgOliver Twist – Charles Dickens – Level 4

Un petit livre en anglais facile à lire et à comprendre, concernant la vie du jeune orphelin Oliver Twist. Ce dernier va vivre des expériences plus ou moins horribles pour son âge, il va rencontrer des gens peu fréquentables, sans scrupules et méprisables, qui ne cherchaient qu’à l’utiliser, notamment lui apprendre le métier de voleur comme l’affreux Fagin ou Bill Sikes. Heureusement, le hasard l’a aussi mis sur le chemin de charmantes personnes ayant un cœur charitable comme Monsieur Brownlow, Mrs Maylie et sa nièce Rose, ou encore la pauvre Nancy.

Lorsqu’on n’a pas l’habitude de lire en anglais, il est conseillé de choisir des romans pas trop longs, en tout cas pas au-delà de 200 pages, sinon on risque de s’en lasser, et de préférence un livre avec un vocabulaire adaptéà son niveau. On est bien plus motivé lorsqu’il n’y a pas trop de mots à chercher dans le dictionnaire.

 


Little Women – Louisa May Alcott – Level 4

littlewomen.jpgLittle Women – Louisa May Alcott

Il s’agit du classique classique « Les quatre filles du Docteur March » et l’histoire se déroule durant la guerre de Sécession. Meg, Jo, Beth et Amy, vivant avec leur mère et Hannah, la domestique. Elles ne sont pas riches, mais heureuses dans la vie. Sans oublier d’autres personnages tout aussi attachants comme Laurie et son grand-père Mr Laurence, et enfin John Brook, le futur mari de Meg.

Un récit rempli de bons sentiments et de générosité.

Petit roman en anglais de 70 pages très facile à lire (Editions Longman Classics).

 

 

Grande Avenue – Joy Fielding

grandeavenue.jpgGrande Avenue  – Joy Fielding

 

Chris, Barbara, Susan et Vicky, mariées avec des enfants, se côtoient depuis des années. Elles habitent toutes les quatre sur « Grande Avenue » et sont toujours présentes les unes pour les autres. Cette amitié leur sera fort utile car elles vont devoir affronter des épreuves douloureuses de la vie, et auront bien besoin de s’entraider et de se réconforter mutuellement. Mais au final, il se révèle que l’une d’elles est loin d’être une amie et deux des « Quatre de Grande Avenue » mourront, dont une assassinée de manière sauvage.

J’ai été très surprise de l’histoire car je m’attendais à ce que « Grande Avenue » soit une « chick-lit » avec un humour poussé comme dans « Confessions d’une accro au shopping » de Sophie Kinsella ou bien « Le diable s’habille en Prada » de Lauren Weisberger. J’ai été induite en erreur à cause du titre de l’ouvrage et sa couverture sur laquelle on voit des jeunes femmes avec l’air joyeux. Mais il s’avère finalement que ce roman n’a rien de comique et traite des sujets très variés et sérieux comme la violence conjugale, les maladies incurables, l’infidélité dans le couple, l’homosexualité, les crises adolescentes, ou encore les liaisons dans le travail…

J’ai réellement apprécié lire ce roman très moderne et contemporain avec des problèmes abordés qui peuvent toucher chacun de nous. Il se divise en quatre parties donnant respectivement la parole à Chris, puis à Barbara, ensuite à Susan et enfin à Vicky. Nous assistons à l’évolution de ces héroïnes dans leur vie quotidienne, sachant que plus de vingt printemps vont s’écouler tout au long du récit. Susan vit une communication difficile avec sa fille aînée, agressive et rebelle comme cela n’est pas permis. Barbara, ancienne Miss, subit une solitude extrême avec son mari qui se détourne d’elle. Vicky, libertine, est celle qui me semble être la plus robuste psychologiquement des quatre amies. Reste Chris, celle d’ailleurs qui me touche le plus, qui tombe progressivement dans la profonde spirale de la violence conjugale… Comme la majorité des femmes battues et humiliées, Chris a préféré, à tort, de se taire et endurer les coups de son brutal de mari en silence. Je pense vraiment que ces femmes doivent réagir : partir, parler et porter plainte pour mettre fin à cet enfer.

Joy Fielding emploie un vocabulaire simple et sans artifice, le livre se lit facilement et les événements se succèdent rapidement avec une bonne touche d’émotion et d’angoisse qui ravit les lecteurs. J’ai trouvé l’introduction bien alléchante qui annonce déjà une histoire intéressante et captivante. Cette lecture était un pur moment de plaisir.

 

 

Deux doigts de mensonge – Ruth Rendell

deuxdoigtsdemensongeruthrendell.jpgDeux doigts de mensonge – Ruth Rendell

Kerstin Kvist, infirmière suédoise, emménage dans cette ancienne demeure anglaise comme aide-soignante auprès de John, le seul fils de la famille atteint soi-disant de la schizophrénie. Mme Cosway, veuve sévère et autoritaire aux principes douteux, régente ses trois « vieilles filles » d’une main de fer, excepté la cadette Zorah. Cette dernière, vivant à Londres, se montre plutôt hautaine envers sa famille lorsqu’elle leur rend visite, la seule d’ailleurs que Mme Cosway n’ose pas contredire. Kerstin a l’impression que tout ce petit monde, avec l’approbation du Dr Lombard, cherche à droguer volontairement le pauvre John. Qu’en est-il vraiment ? De plus, elle va découvrir bien d’autres secrets de famille.

Kerstin se plonge 35 ans en arrière pour nous raconter son vécu dans cette bizarre famille, les Cosway. L’histoire se déroule dans les années 60 dans la campagne anglaise. J’ai bien aimé l’éventail de portraits des différents protagonistes, aussi intéressants que curieux parfois, comme par exemple la docilité inquiétante d’Ida, la présomption et l’arrogance de Zorah, l’hypocrisie de Winifred, ou encore la jalousie d’Ella qui perd toute dignité pour un homme pourtant plutôt méprisant comme Félix Dunsford. J’avoue qu’Ella m’a fait beaucoup rire avec son comportement que je qualifierais infantile, voire même absurde très souvent, elle manque vraiment de maturité pour une femme au-delà de 40 ans. Quant à Winifred, derrière son attitude très pieuse, va en choquer d’une, du moins par rapport à cette époque. Et puis, il y a John, malade et rejeté notamment par sa mère. On ressent de l’affection pour lui et on a envie de le protéger.

« Deux doigts de mensonge » est un roman que je classerais plutôt dans l’ordre de la psychologie, l’auteur réussit à installer une intrigue captivante à travers ses personnages, avec une dose de suspense suffisante pour encourager le lecteur à aller jusqu’au dénouement. Malgré que j’aie trouvé l’ouvrage intéressant, j’ai observé avec un peu de regret une description trop détaillée, notamment en matière de paysage. Certes, cela laisse imaginer une magnifique fresque de la campagne anglaise, mais cet exposé minutieux peut devenir ennuyeux au bout d’un moment, car celui-ci ralentit fortement les événements.

Il faut reconnaitre que Ruth Rendell emploie une écriture très élaborée dans ce roman, d’un niveau un peu supérieur à la moyenne. On pourrait sans doute classer l’ouvrage dans la « grande littérature anglaise ». On sent que l’auteur possède une bonne connaissance de cette période. Le manuscrit jouit d’un très bon français et les phrases utilisées sont relativement stylées.

J’ai bien apprécié « Deux doigts de mensonge » même si l’histoire avance trop lentement selon mon goût. Cependant, suivre la vie quotidienne des gens de cette époque est bien plaisant, car on apprend des choses.

 

1...56789...19

archirando en Ariège ! |
le blog pour les paysans |
Anim'METZERVISSE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | tourmenteur
| elodee
| Nos petits compagnons aux l...