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Où sont les hommes – Terry McMillan

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Où sont les hommes – Terry McMillan

Quatre amies blacks de Phoenix (Arizona), autant sexy que célibataires, proches de la quarantaine, dotant chacune d’une personnalité bien épicée, espèrent pour la plupart trouver l’âme sœur, mais avant tout, doivent faire face, pour chacune d’entre elles, à une situation familiale spécifique qui n’est pas toujours facile à orchestrer. Bernadine, fraîchement divorcée, doit assumer seule l’éducation de ses deux jeunes enfants ; Gloria, mère célibataire, gère comme elle peut la période d’adolescence de son fils Tarik de 17 ans ; quant à Robin, la plus dévergondée des quatre, mène sa vie amoureuse se manière très instable ; et enfin Savannah, récemment installée dans la ville, se demande si elle y trouvera l’homme de sa vie…  

J’ai plus qu’adorer ce roman de Terry McMillan « Où sont les hommes », qui nous fait connaître la vie d’une petite communauté noire de Phoenix, avec ses associations comme le Mouvement des femmes noires, et nous fait suivre les aventures palpitantes de ces quatre copines dynamiques et débordantes d’énergie. Ce sont des femmes modernes des années 90 qui savent profiter de l’existence à leur façon et ne s’encombrent pas toujours avec les principes moraux, surtout lorsqu’elles rencontrent de beaux « étalons noirs ». Solidaires, elles savent se réconforter mutuellement et s’entraident dans les moments difficiles, notamment par des confidences ou des conseils bien avisés. Elles ne se laissent pas submerger par des problèmes qu’elles rencontrent au quotidien.  J’ai trouvé que l’histoire elle-même est intéressante et captivante, car l’auteur aborde des sujets certes classiques, mais très réalistes comme le célibat, le divorce, l’infidélité, la trahison, les mères célibataires, l’éducation des enfants, l’homosexualité, et bien sûr l’amitié avec un grand « A ».  Mais l’élément ce qui m’a le plus touchée est la terrible maladie d’Alzheimer du papa de Robin que je trouve vraiment terrible. J’espère que mes proches ne seraient jamais touchés par cette pathologie. 

Le récit est facile à lire et à comprendre, le vocabulaire utilisé est à porté de tout le monde, et les événements s’enchaînent rapidement les uns derrière les autres, rythmés par des chapitres narrés par les quatre protagonistes chacune à leur tour. Cela permet ainsi de saisir les sensations et les émotions de manière profonde de Bernadine, Gloria, Robin et Savannah. Et puis, ces dernières sont drôle, sympathiques et tellement attachantes. On ne peut que les apprécier.  Tout comme l’autre ouvrage que j’ai lu de Terry McMillan « A la bourre et sans un rond », je n’ai pas été déçue par « Où sont les hommes » et je le conseille, c’est un très bon roman.

A la bourre et sans un rond – Terry McMillan

alabourre.jpg A la bourre et sans un rond – Terry McMillan

Ce roman raconte une tranche de vie d’une famille black américaine issue d’un milieu social modeste. L’auteur nous expose ici leur joie, leurs soucis et surtout leurs déboires. Ne croyez-pas que la solidarité règne dans ce foyer, bien au contraire, particulièrement entre sœurs.

Viola Price, mère de famille et également narratrice principale, doit gérer laborieusement sa famille plutôt nombreuse : entre son mari Cécil qui vient de déserter le domicile conjugal pour aller vivre avec une autre femme, leurs quatre enfants dont trois filles et un fils (respectivement Paris, Charlotte, Janelle et Lewis), et leurs petits-enfants adolescents pour la plupart. Dans ce roman, trois générations s’entrecroisent, s’entremêlent et il est très difficile de trouver un brin de paix car tout le monde, sans exception, a des problèmes d’ordre familial, financier, etc.

im4811.gif La particularité de ce roman consiste dans le fait que les protagonistes racontent chacun à leur tour l’histoire (d’ailleurs, à cause de cet aspect, on ne sait jamais qui parle lorsqu’on débute un nouveau chapitre). Du coup, nous naviguons d’un point de vue à un autre puisque chaque personnage voit les choses à sa manière. Le langage employé dans l’ensemble est de l’argot américain.

J’ai bien aimé ce roman qui nous fait passer du rire aux larmes. Viola a beaucoup d’humour, car même dans des situations tragiques, elle arrive à raconter de manière amusante qui dédramatise un peu la vraie situation. Ses enfants font de leur mieux pour se sortir de leur condition d’origine, et certains y parviennent comme le cas de sa fille aînée Paris.

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