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Les Hirondelles de Kaboul – Yasmina Khadra

Les Hirondelles de Kaboul - Yasmina Khadra dans Yasmina Khadra khadraLes Hirondelles de Kaboul – Yasmina Khadra

L’histoire se déroule à Kaboul, la capitale de l’Afghahistan. Ce récit « les Hirondelles de Kaboul » parle surtout de deux couples. D’une part, il y a Atiq Shaukat, intégriste, geôlier de métier, la quarantaine, marié à Mussarat qui est très malade, voire presque mourante. La prison d’Atiq reçoit surtout des femmes condamnées à être lapidées sur la place publique pour le bonheur de la foule en délire ! D’autre part, il y a Mohsen Ramat, muletier, et est très amoureux de sa femme Zunaira qui est d’une grande beauté, non seulement elle est belle, mais en plus elle est instruite et intelligente (c’est une ancienne avocate, militante pour la cause féminine). Yasmina Khadra nous dépeint leur vie quotidienne de ces deux couples. Il arrive que Mohsen croise Atiq dans la rue, mais ils ne se connaissent pas. Il y a aussi Qassim Abdul Jabbar, le bourreau, qui espère un jour devenir directeur de la plus grande prison du Pays (prison de Pul-e-Charki), donc pouvoir s’élever ainsi au rang de notable. Ces derniers temps, Atiq se cherche, réfléchit beaucoup et constate que son métier n’a aucun mérite, aucune noblesse. Il s’étouffe dans la cellule qu’il garde. Il commence même à douter des promesses des mollahs. Il ne se sent pas heureux. Personne ne peut vraiment être heureux à Kaboul de toutes les façons.

C’est un roman triste et dramatique, on a du mal à sourire en lisant ce récit. Il n’y a pas de vie à Kaboul, il n’y a pas de liberté surtout. On ne fait pas ce qu’on veut, on ne dit pas ce qu’on souhaite dire non plus. La loi des Talibans est extrême. L’existence est oppressante et pesante. D’un côté, il y a les fidèles qui consacrent leur temps aux prières, et de l’autre côté, il y a ceux qui subissent sans oser rien dire. Les Talibans imposent leur loi, c’est ainsi, ils obligent les gens à aller aux prières, et gare aux cravaches pour ceux qui refusent. Le lynchage sur la place publique est devenu monnaie courante, on le banalise, c’est même devenu presqu’un loisir pour les habitants qui prennent plaisir à lancer des pierres, à voir le sang couler. Pour un lecteur qui n’est pas accoutumé à ces habitudes, ces détails dérangent.

Le personnage qui me plaît le plus dans ce récit est Zunaira. L’histoire est très bien, on apprend un peu plus sur Kaboul. En revanche, j’aime nettement moins le style de l’auteur, un peu trop philosophique à mon goût, il fait trop de descriptions de manière poétique, je ne suis pas très sensible à ce genre d’écriture. Le vocabulaire employé est plutôt difficile. Mais malgré tout, j’ai bien aimé « Les Hirondelles de Kaboul ».

 

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